Faire cesser les subventions européennes aux corridas !

Le 22 octobre, l’amendement visant à supprimer les subventions allouées aux élevages de taureaux destinés aux corridas va être soumis au vote.

D’abord adopté par la commission de l’Environnement,  il a malheureusement été rejeté par la commission des Budgets. C’est à présent au tour de tous les eurodéputés de se prononcer lors de la séance plénière consacrée à l’adoption du budget 2015.

Montrons au Parlement européen que nous sommes une écrasante majorité d’Européens à exiger la fin des subventions indirectes de la corrida, qui ne survit que parce qu’elle est sous perfusion financière.

Rejoignez-nous et apportez votre soutien à cet amendement : Signez cette pétition et diffusez là à tous vos contacts !

Nous remercions tous ceux qui ont soutenu l’amendement en envoyant un email ou en participant à l’événement Facebook. Nous n’avons pas gagné lors du second round, mais le troisième round peut être celui de notre victoire. Nous sommes dans la dernière ligne droite, ne relâchons pas la pression.

Soyons très nombreux à signer cette pétition !

Merci à vous.

C’est très important !

Marika Marcuzzi et toute l’équipe du CRAC Europe
Chargée de campagne  » Financement européen des corridas basta !

Manuel VALLS et la corrida ! Le malaise…

Le 8 octobre 2014, sont parus les très redoutés « Les Dossiers du Canard Enchaîné ».  Surtout par la classe politique…

Trimestriel tirant à 85 000 exemplaires.

Un portrait de notre premier ministre Manuel Valls y est dressé à la sauce « Canard Enchaîné »…  Grâce à un journaliste qui a contacté notre Fédération, le malaise éprouvé par Manuel Valls avec sa passion pour les corridas est évoqué. La FLAC est citée !

Vous pouvez en prendre connaissance ici.

Maintenant, pour Manuel Valls, se revendiquer amateur de cette pratique cruelle devient politiquement incorrect !  Il serait peut-être temps… Un homme politique, aux yeux de ses électeurs, doit être exemplaire. Sinon, comment peut-on respecter quelqu’un qui se repait de toutes ces atrocités ?

Merci au « Canard Enchaîné » !

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Les enfants : instruments de la corrida ?

Le Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU a émis récemment une recommandation visant à éloigner les enfants de la violence des arènes. Cette recommandation est – dans un premier temps – destinée au Portugal. Le tour de la France approche, et la présence, voire l’instrumentalisation, des enfants lors de corridas ou dans les écoles taurines sera bientôt soumise à la critique de l’organisation internationale.

Vouloir protéger les plus jeunes du spectacle de la barbarie glorifiée n’est en rien liberticide ou réactionnaire. Au contraire : notre société n’a-t-elle justement pas tout à gagner à évoluer vers plus de paix, plus de respect, moins de traumatisme, moins de cruauté ?

Doit-on également honorer et reproduire les guerres, bombardements et massacres au prétexte qu’il s’agit là d’une activité ancestrale et « historique » de l’espèce humaine, et que les enfants ne devraient pas être tenus à l’écart de ces réalités ? Serait-il donc légitime de justifier les actes terroristes à l’encontre des pays les plus riches en arguant du fait que les victimes de ces attentats ont connu pendant des années une existence particulièrement enviable et confortable en comparaison du quotidien des plus démunis de la planète ?

Nos contradicteurs adeptes des tauromachies espagnoles ou portugaises nous opposent régulièrement leur propre exemple. Combien de fois a-t-on pu entendre ou lire : « je vais voir des corridas depuis mon plus jeune âge, et je n’ai aucun problème psychologique »… Sachant qu’elle provient de personnes qui saison après saison courent dans les arènes pour savourer des spectacles d’actes de cruauté et sévices graves sur des animaux (ce sont les termes du code pénal), ou d’autres qui – on l’a hélas vu encore récemment – n’hésitent pas à agresser physiquement, frapper à coups de poings et de pieds, des militant(e)s anti-corrida, cette remarque a de quoi laisser dubitatif…

En dehors des aficionados fanatiques, il paraîtra évident à tout un chacun que présenter à un enfant pendant des dizaines de minutes, des heures, le triste et brutal spectacle d’un animal harcelé, poussé à bout, bardé de coups, ensanglanté, puis finalement mis à mort avec plus ou moins d’efficacité, le tout sous les bravos et les encouragements de la foule n’a rien d’anodin !

Le bon sens et la responsabilité parentale que nous ne dénions pas aux parents aficionados dans tous les autres domaines, ce bon sens et cette responsabilité semblent disparaître aux abords des arènes pour certains. On a pu voir ainsi circulant sur internet une vidéo édifiante présentant une petite fille (7 ans ? 8 ans ?) refusant d’entrer dans les arènes et cherchant à s’éloigner. Petite fille rattrapée par sa mère et traînée de force en direction de l’entrée où devait se dérouler une corrida !

Une émission de radio spécialisée dans la promotion de la tauromachie (et plus particulièrement de celle qui implique de supplicier et tuer)  n’hésite pas à encourager les parents aficionados à emmener leurs enfants voir des corrida. En indiquant clairement à ses auditeurs qu’il s’agit là de faire acte de prosélytisme ! Un prosélytisme indispensable selon eux pour garantir la survivance de la corrida espagnole en France… Dans d’autres domaines, ce genre d’incitation serait considérée comme la marque d’une pratique sectaire.

Ainsi que l’a fort justement souligné le professeur Hubert Montagner, un vrai « principe de précaution » devrait être appliqué pour la corrida . Il est aberrant que les images les plus brutalement réalistes de ce « spectacle » soit interdites de diffusion ou d’accès limité par un organisme comme le CSA afin de ne pas heurter les plus jeunes, et que par ailleurs on encourage les enfants à prendre part à ces spectacles dans les villes dites « taurines » (entrée gratuite pour les plus jeunes, tarifs réduits, places offertes par les organisateurs ou les municipalités, etc).

Le PROTEC, un collectif de psychiatres et psychologues, vient d’adresser une lettre ouverte au Président de la République afin de le sensibiliser sur ce sujet. Nul doute qu’il s’agît là d’un nouveau pas vers un engagement soutenu pour cette cause de la part tant des opposants à la corrida, que des professionnels et spécialistes de la psychiatrie, de la protection de l’enfance et tous ceux qui sont concernés par la lutte contre la violence et la cruauté à l’œuvre dans les arènes.

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Gilbert Collard relève le défi de la FLAC !

A la veille des toutes prochaines Ferias qui se dérouleront à Arles et à Nîmes, le député aficionado Gilbert COLLARD et le criminologue Jean-Pierre BOUCHARD, membre du comité d’honneur de la FLAC, acceptent de débattre médiatiquement sur la corrida. La date reste à fixer.

Nous précisons que c’est la FLAC qui demande ce débat et non Jean-Pierre BOUCHARD.

Voir ci-dessous les échanges de mails de ces deux personnalités à propos de ce débat contradictoire qui sera, sans aucun doute, compte tenu de leur fonction et de leur tempérament, particulièrement intéressant…


 mercredi 3 septembre 2014

Chère Madame,

Comme convenu ce jour avec vous au téléphone, je vous confirme la volonté de la FLAC de vouloir débattre médiatiquement avec Monsieur le député Gilbert Collard au sujet de la corrida.

Dans ce but, le criminologue Monsieur Jean-Pierre Bouchard, membre du comité d’honneur de la FLAC serait d’accord pour confronter ses idées avec celles de Monsieur Gilbert Collard sur ce sujet dans un débat contradictoire télévisé, par exemple.

Dans cette perspective, en fonction des plannings respectifs, Monsieur Gilbert Collard pourrait-il nous donner son accord de principe ?

Merci à l’avance pour votre réponse.

Bien cordialement

Thierry Hély
Président de la FLAC


 vendredi 5 septembre 2014

Cher Monsieur,

J’ai soumis votre demande à Monsieur le Député qui n’y est pas opposé.
Toutefois, en raison de son planning , cet échange ne pourra se faire dans l’immédiat .
Cordialement.

Annie LLORET pour
Gilbert COLLARD
Député du Gard, 2ème Circonscription


vendredi 5 septembre 2014

Chère Madame,

Merci pour votre réponse.

J’en informe Monsieur Jean-Pierre Bouchard en lui transférant votre courriel.

Cordialement

Thierry Hély


Bonjour,

Pour moi c’est pareil, ça ne peut pas être dans l’immédiat car je suis actuellement à l’étranger. On se tient donc au courant pour la suite.

Bien cordialement.

Jean-Pierre Bouchard

Tordesillas : la tauropathie mise à nu…

En Espagne, à Tordesillas (Castille-et-Leon), la barbarie à l’encontre des taureaux atteint son point culminant une fois par an, lors du tournoi du « Toro de la Vega » (le taureau de la plaine).

Cette coutume particulièrement barbare remonte au Moyen-âge, au 15ème siècle (qui pourrait même s’en étonner ?) et consiste dans le lâcher d’un taureau dans les rues de cette petite ville de la province de Valladolid, puis dans la poursuite de ce taureau par une foule armée, à pied comme à cheval. L’animal, fou de peur, s’enfuit et est poursuivi par une horde hurlante jusqu’à ce que, amoindri par les nombreux coups portés et épuisé par sa course effrénée, il en vienne à être achevé par un des participants, qui aura donc l’honneur d’être le nouveau « champion » de ce tournoi sadique. En 2011 le pauvre « Toro de la Vega » aura d’ailleurs dû encaisser des coups de tournevis, un participant ayant cet outil sous la main pour tenter de l’achever… Rappelons que ces « festivités » d’un autre temps sont pratiquées en l’honneur de la Vierge !

La victime bovine désignée de 2014 est nommé « Elegido ». Il sera supplicié au prétexte d’un culte à la Vierge, et pour le plus grand plaisir d’une meute de sadiques, le 16 septembre prochain. Cette année encore une opposition très forte et nombreuse se mobilise : pétition, manifestation le 13 septembre à Madrid et présence annoncée sur place de nombreux citoyens qui dénonceront l’horreur de Tordesillas.

Elegido, la victime désignée de septembreCette année Tordesillas accueillera une personnalité qui est loin de nous être inconnue : André Viard, torero raté, chroniqueur taurin et président de l’organisme de lobbying tauromachique ONCT (Observatoire National des Cultures Taurines). Choisi pour annoncer l’ouverture des festivités de 2014 et fier comme Artaban, le représentant auto-proclamé de la tauromachie française a aussitôt publié sur son site un éditorial particulièrement fumeuxdestiné à annoncer sa participation et à glorifier un des pans les plus abjects des pratiques et « festivités » taurines…

Cette annonce qui a suscité des réactions scandalisées de la part des abolitionnistes français, a recueilli un accueil nettement plus mesuré de l’autre côté des Pyrénées, où certains défenseurs des animaux et opposants à la corrida ont vu dans ce choix de Tordesillas un mauvais coup involontairement porté au « Toro de la Vega ». André Viard, considéré par nos camarades espagnols comme le représentant de la tendance la plus extrémiste et fanatique de la tauromachie française, désigné par certains comme un « fondamentaliste taurin », et reconnu par les espagnols comme l’auteur de « nombreux mensonges », serait ainsi un porte-parole peu recommandable pour cette pratique, déjà très largement condamnée par l’opinion publique.

Du côté français nous pouvons effectivement confirmer que André VIARD et son ONCT ont déjà fait preuve d’un goût prononcé pour les méthodes douteuses et les déclarations plus que nauséabondes. On pourra ainsi citer une liste falsifiée de psychiatres certifiant que la corrida a un effet positif sur les enfants, liste heureusement dénoncée par la FLAC. Ou rappeler les récentes déclarations d’André Viard visant à faire passer les tortionnaires de bovins et leurs supporters pour équivalents aux populations juives persécutées par les nazis !

Le soutien – au travers de son président – de l’ONCT à une pratique aussi cruelle, archaïque et controversée que le « Toro de la Vega » de Tordesillas a pourtant un mérite ! Il permet d’attirer l’attention de tous ceux que cette barbarie révulse sur ce qui fait l’essence même des pratiques tauromachiques avec mise à mort, et qui constitue plus qu’un signe de parenté, un fondement et une nature commune. Toro de la Vega, corrida (espagnole, ou hypocrite corrida portugaise), il s’agît toujours d’affronter dans un combat inégal, de blesser, supplicier et finalement tuer un autre être vivant, un taureau, pour le plaisir. Cette violence est exercée à l’encontre de l’autre, du différent, de celui que l’on estime plus fort que soi et que grâce au soutien de la foule, à la maîtrise de techniques d’affrontement, à l’aide d’une équipe de picadors et toreros, on finit par mettre à terre, assassiner et mutiler afin de prouver à ceux qui entourent – participants actifs ou passifs -, que l’on a su en finir avec cet autre, cet animal, et ainsi satisfaire leur plaisir…

Car, si la corrida a depuis son apparition pu et voulu se créer le cadre d’une mise en scène ritualisée et bien réglée. Si elle a su mettre en avant ses uniformes, ses musiques et sa terminologie propre. Si elle a su (c’est bien plus récent) recouvrir les appels au voyeurisme et à se réjouir de la mort des taureaux, de l’éventration des chevaux et des accidents rares des toreros d’un habile vernis culturel et philosophique plus apte à faire accepter la torture auprès des crédules, le Toro de la Vega reste bien ancré dans l’hyper brutalité et démontre ainsi que les véritables racines de la « culture » de la corrida sont la violence (http ://www.flac-anticorrida.org/corrida-culture-de-la-violence/), la fureur, le sang et la mort… et l’excitation que la foule trouve à ce spectacle.

Et après toutes ces horreurs, ils osent prétendre aimer et respecter le taureau...

Toro de la Vega et corrida : un même combat pour l’abolition !