Dans 99,98 % ces cas, la corrida se finit par le massacre des taureaux. Mais il arrive de façon rarissime que le tauréreau n’en sorte pas vainqueur. De dramatiques accidents peuvent intervenir et mettre fin au simulacre avant l’heure prévue.

Las, le bilan dans ce cas est encore pire : non seulement l’homme est défiguré, mutilé ou tué, mais le taureau est achevé pour raisons de sécurité.
Les images du tauréreau Juan José Padilla encorné au visage lors des Fiestas del Pilar à Saragosse, en octobre 2010 circulent librement sur Internet, alors qu’elles sont d’une violence inouïe.

>> Voir la vidéo sur Dailymotion Juan José Padilla encorné au visage

Quel intérêt peut-on alors trouver à cette boucherie ?
Lorsqu’une pratique n’aboutit qu’à deux issues aussi terribles, soit on la fait évoluer vers « zéro violence » soit on l’abolit.

La violence des taurins s’exprime aussi au niveau des pressions psychologiques qu’ils exercent entre eux : le torero Colombien Alvaro Munera est constamment la cible de réactions très agressives et de menaces depuis qu’il a pris conscience de l’horreur de la tauromachie, a choisi de quitter le milieu et dénonce les exactions de ses anciens « collègues » du mundillo.

Enfin les taurins ont prouvé combien ils étaient rapidement capables de reporter la violence qu’ils ont coutume d’asséner aux taureaux sur les hommes et les femmes qui expriment pacifiquement leur désaccord avec cette coupable passion. Les exactions de Rodilhan le 8 octobre 2011 ont été le point d’orgue de ces déviances.

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