Notre société tente d’éradiquer la violence et déploie de grands moyens pour cela (1). Il est pourtant très simple et peu couteux d’en faire disparaitre une forme particulièrement cruelle : celle qui gangrène nos arènes. Il suffit d’une banale volonté politique. Et pourtant…

La violence ronge la pratique tauromachique à cœur. En effet, la tauromachie inclue la violence jusque dans son appellation, tirée du grec ancien μάχη (mákhê) « combat ». On a vu plus pacifique comme petit nom.

Contraindre un herbivore pacifique à participer à un affrontement qu’il n’a pas souhaité, pour lequel il n’est pas entraîné mais au contraire conditionné pour ne pas pouvoir se défendre n’est pas des plus glorieux ni très équitable. Savoir que dans 99,998 % des cas le taureau ne s’en sortira pas, ou alors gravement mutilé, constitue une injustice révoltante. (2)

Lui enfoncer divers objets tranchants dans le dos, les  vertèbres et les poumons peut être considéré comme assez violent…

Assister à ce spectacle et l’applaudir participe à cette violence.

Le CSA interdit la retransmission des images de corridas aux moins de 10 ans (3). Et pourtant les arènes sont gratuites aux moins de 12, 14 ou 16 ans. Pas très cohérent.

La loi française reconnait que les corridas sont des « sévices graves » et des « actes de cruauté » (3). On a vu plus flatteur comme dénomination…

Tant d’autres preuves attestent de l’omniprésence de la violence dans la corrida. Alors, qu’est ce qu’on attend pour l’abolir ?

(1) http ://www.education.gouv.fr/cid2765/la-prevention-et-la-lutte-contre-la-violence.html

(2) http ://www.torosdefrance.com/index.php ?id=85

(3) http ://www.csa.fr/Espace-juridique/Decisions-du-CSA/Images-de-corrida-lettre-a-France-3

(4)  http ://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do ?idArticle=LEGIARTI000006418952&cidTexte=LEGITEXT000006070719

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