Le journaliste et activiste Hugo Clément signe le manifeste de la FLAC

Encore une très belle personnalité à nos côtés ! Le journaliste et activiste de la cause animale Hugo Clément a signé le manifeste de la FLAC.

Après avoir été pigiste dans divers média, puis journaliste à France 2, il poursuit sa carrière auprès de Yann Barthès, dans le Petit Journal et Quotidien, puis à Konbini et France 2 à nouveau. Il publie en 2019 un livre “Comment j’ai arrêté de manger des animaux (éditions Le Seuil), puis un second, “Journal de guerre écologique” (Fayard).

Il milite activement pour le bien -être animal auprès de diverses organisations telles que L214. En novembre 2019, il lance une cagnotte auprès de ses followers sur Instagram et permet de récolter en 24 heures les 150 000 € qu’il manquait à l’ASPAS pour acheter un ancien terrain de chasse de 500 hectares et le transformer en réserve naturelle et ainsi créer la Réserve de vie sauvage du Vercors, pour la protection des animaux sauvages et de la nature.

Nous le remercions très chaleureusement pour son engagement et son soutien à notre cause.

Les autres victimes des corridas dont on ne parle jamais (Savoir Animal)

Thierry Hély, président de la FLAC, a réalisé une interview émouvante d’un couple vivant à Istres, traumatisé par les corridas qui s’y tiennent. Ce document a été publié dans le mag n°4 de Savoir Animal.

Au mois de juin dernier, un couple d’Istres, Paulette et Pierrick Mace, acceptent de répondre à 5 questions de la FLAC au sujet de leur souffrance psychologique lors des corridas sanglantes qui se déroulent dans leur ville. Dans un mail qu’il nous adresse, voici ce que l’on peut y lire : « depuis des années, les jours de feria à Istres représentent pour nous une réelle souffrance. De savoir les taureaux torturés lors de corridas, les larmes coulent inévitablement. Nous ne pouvons même pas rester sur notre terrasse, entendant au loin la musique, synonyme de torture animale, les applaudissements et les cris des spectateurs. Nous nous sentons si mal et oppressés que pendant ce week-end, on ne peut sortir dans la ville. Nous éprouvons un sentiment de honte d’assister impuissants devant de telles atrocités. Pauvres taureaux, comment est-ce possible de leur faire vivre cela ? Quand retrouverons-nous à Istres et dans notre belle région, notre dignité humaine ? ».

Nous précisons que Paulette et Pierrick parrainent, avec un prélèvement mensuel, depuis 31 ans, des enfants en Haïti pour l’association « Un enfant par la main », anciennement SOS enfants sans frontières.

Pierrick est très engagé dans une association caritative « Istres Solidarité » qui vient au secours de très nombreuses familles nécessiteuses dans la ville d’Istres. Ce qu’ils ne supportent pas, c’est la souffrance humaine et animale et ils œuvrent toujours dans ce sens dans la mesure de leurs petits moyens.

Suite de l’interview en cliquant ici : https ://savoir-animal.fr/les-autres-victimes-des-corridas-dont-on-ne-parle-jamais/

Nouvelle interview de Thierry Hély dans Biocontact

Biocontact est un mensuel gratuit qui tire à 215 000 exemplaires. Il est, en particulier, diffusé dans le réseau des magasins bio. Le présent numéro (325) sera disponible pendant deux mois, juillet-août. Thierry Hély y expose avec brio, de façon particulièrement complète, les principaux thèmes qui nous sont chers.

Version web : https ://biocontact.fr/articles/BC325_RDV_HELY

 

 

Podcast “Pour l’abolition des corridas”, Roger Lahana (Combats)

Le secrétaire fédéral de la FLAC, Roger Lahana, également président et cofondateur de No Corrida, a été le premier interviewé par Marc Mortelmans dans le cadre de “Combats”, sa nouvelle série de podcasts qui sera diffusée à partir de septembre 2021. Pour écouter en avant-première ce podcast intitulé “Pour l’abolition des corridas”, cliquer ici.

Présentation de “Combats” par Marc Mortelmans 

Combats est le podcast de celles et ceux qui s’engagent au quotidien pour défendre la nature, l’environnement, les animaux, le vivant et la planète en général. Comme disait Victor Hugo : «Vient un moment où parler, débattre, ne suffit plus. Il faut agir.»

Souvenez-vous ! Vous avez déjà entendu cette phrase. C’était dans la saison 2 de Baleine sous Gravillon. Elle a été prononcée par la présidente et fondatrice de Sea Shepherd France, Lamya Essemlali. Lamya nous avait expliqué cette phrase. Elle l’avait choisie pour résumer la position et l’action de Sea Shepherd, les défenseurs de l’océan, à qui l’ont doit notamment la sanctuarisation de l’Antarctique pour les baleines, au terme de dizaines d’année de durs combats, qui n’ont fait rappelons le aucune victime du côté des baleiniers.

Combats invite celles et ceux-là. Combats invite celles et ceux qui agissent, qui ont laissé tomber le blabla et le confort de l’indifférence, celles et ceux qui sont aujourd’hui en première ligne. Nous en avons déjà accueilli quelques-uns et pas des moindres dans BSG, souvenez-vous, en plus de Lamya, nous avons reçu Brigitte Gothière, la porte-parole et cofondatrice de L214. Brigitte fut même la toute première invitée de la saison 2 de Baleine sous Gravillon, une femme qui se bat pour un traitement plus digne des animaux, tout un symbole.

Il y a eu, juste après, Ananda Guillet le directeur de Kokopelli, cette association qui commercialise les semences libres et reproductibles. Il en y a eu, et il y en aura bien d’autres… des hommes et des femmes engagés contre les hommes et les entreprises qui abusent, les breveteurs du vivant, les surexploiteurs, les empoisonneurs et tous les crevards de la planète. Et il en y a beaucoup, partout.

En n’oubliant jamais – ce serait trop facile – que nous avons tous notre part de responsabilité, donc un rôle à jouer. Il suffit que nous le décidions, toi, moi, nous quoi ! Trop facile de de toujours blâmer l’autre, eux, les autres là-bas… dans un lointain et un ailleurs aussi aveugle que confortable.

Nous avons décidé de consacrer un podcast à part entière à ces défenseurs du vivant, de l’environnement, et de la nature. Ces interviews se veulent respectueuses mais factuelles et intransigeantes. Il ne s’agit ni de servir la soupe, ni de fustiger. Les invité.e.s sont convié.e.s pour partager leurs analyses, en amitié, mais aussi en vigilance.

Pour Combats, J’ai déjà reçu Roger Lahana de No Corrida, Muriel Arnal de One Voice, Stanislas Bronizeswksi d’ AVA (Abolissons la Vénerie Aujourd’hui), Christine Grandjean de C’est assez !, qui veut libérer les dauphins et leurs cousins des delphinariums, Jean Mart Gancille, l’auteur de Et si on arrêtait de se mentir ! et de Carnage, Julie Lasne, engagée notamment contre le “canned hunting”, la chasse en enclos et les divers trafics et braconnages, J’ai aussi discuté avec David Chauvet, un juriste et essayiste bien connu du droit des animaux, qui m’a parlé de la « clean meat », de la viande synthétique. Cette viande produite à base de culture de cellules pourrait, quoiqu’on en pense, dans un futur proche, remplacer la viande animale. Et libérer d’une vie de torture des milliards d’animaux, chosifiés par nous depuis des siècles, sans que ça n’émeuve grand monde. Loin des élevages en batterie et abattoirs, loin du cœur, David vient de sortir un livre sur ce thème.

Combats sera diffusé en alternance avec BSG, une semaine sur deux donc, de sorte que les amoureux de nature aient toujours des choses à écouter semaine après semaine.

Je vous donne rendez-vous le 8 septembre 2021 pour le 1er épisode de combats. D’ici-là, prenez soin de vous… et de ce qu’il y a autour de vous.

Merci, à bientôt !

Marc Mortelmans

Les rentiers de la barbarie des arènes

Alors que la quasi-intégralité des séances de torture espagnoles ont été annulées cette année en raison de la situation sanitaire que nous connaissons depuis plusieurs mois (les médias parlant d’année blanche pour la corrida ibérique), il était trop difficile pour le petit monde de la torturomachie français de donner la priorité à l’intérêt général, à savoir la préservation de la santé de la population.

Non, le besoin d’effusion d’hémoglobine et d’acharnement à l’arme blanche sur un herbivore était plus fort que tout.

Plusieurs arènes ont donc ouvert leurs portes à un public s’asseyant ouvertement sur toutes les préconisations et mesures de sécurité sanitaire, élus en tête, tels Robert Ménard à Béziers ou Patrick de Carolis à Arles.

Et puisque l’on évoque ces deux villes, des éléments et déclarations à caractère financier apparus avant ou après la tenue des spectacles sanglants interpellent.

Explications.

Béziers : la grosse ficelle de la corrida caritative

On pensait qu’il était usé jusqu’à la corde, mais apparemment non. Le stratagème de faire passer la torture d’un bovin pour une œuvre de bienfaisance est encore d’actualité à Béziers. L’argent généré par la tenue d’une corrida lors du week-end du 15 août dernier a été, selon les organisateurs, reversé à l’hôpital de la commune. Un hôpital pas du tout regardant sur l’origine et l’éthique des fonds qui lui sont versés, contrairement à d’autres organisations (Restaurants du cœur, Fondation Abbé Pierre, etc.) qui, par le passé, ont refusé de servir de caution morale à la tenue de sévices graves et actes de cruauté. Malheureusement, il ne s’agit pas d’une première pour cet établissement.

Au-delà de l’aspect moral, deux questions se posent d’un point de vue financier.

  • La première est de savoir si les fonds versés à l’hôpital compenseront les dépenses de santé supplémentaires que la tenue de cette corrida aura générées. Selon plusieurs témoignages, les règles de sécurité élémentaires prescrites depuis le début de cette pandémie (port du masque, distanciation sociale) ont été allègrement ignorées par nombre de spectateurs. Ceux-ci ont, de ce fait, toutes les chances d’avoir été des porteurs et diffuseurs en puissance du coronavirus dans les semaines qui ont suivi, assurant ainsi à l’hôpital de Béziers l’arrivée de nouveaux cas à traiter.
  • La seconde est on ne peut plus triviale : comment la tenue d’une corrida à laquelle a été imposée des restrictions au niveau du nombre de spectateurs potentiels, a-t-elle pu générer des bénéfices (le milieu taurin biterrois avançant la somme de 300 000 euros) alors que depuis des années ces spectacles sanglants sont à l’origine de déficits abyssaux pour l’organisateur local ?

Comme nous l’avons maintes fois souligné, la société de Robert Margé, en charge de l’organisation des corridas biterroises, est un modèle de catastrophe financière, l’amenant à des tentatives de fraude à la TVA à hauteur de 800 000 € pour renflouer ses caisses. Initiatives mises en échec par l’administration fiscale, ce qui a débouché sur un placement en procédure de sauvegarde de ladite société. Depuis, Robert Margé prend soin, à l’image de Simon Casas à Nîmes, de ne plus déposer ses comptes au greffe du tribunal de commerce. Les créanciers de la société du plateau du Valras ont un sacré souci à se faire.

Arles : la méthode Coué

À Arles, trois séances sanguinolentes furent proposées par la société de Jean-Baptiste Jalabert. Ce dernier reconnut après coup que le public n’avait pas été au rendez-vous, avec seulement 11 000 entrées pour l’ensemble du week-end. Mais il précise dans le même temps que l’essentiel est que les aficionados aient pu se retrouver, et que les comptes seront justes mais à l’équilibre.

Diantre ! Avec une moyenne de spectateurs de l’ordre de 3 500 entrées par séance de sévices graves, Jean-Baptiste Jalabert est capable de terminer avec un résultat équilibré. Quel dommage qu’il n’ait pu par le passé mettre ses qualités de gestionnaire exceptionnel au service de la société de son père, la SAS Jalabert Frères qui, malgré une moyenne de fréquentation plus élevée, de cadeaux financiers conséquents de la part des collectivités territoriales (80 000 € à 90 000 € de subventions certaines années) et le détournement de TVA à hauteur de près d’un demi-million d’euros, a eu pour seule alternative économique la liquidation judiciaire.

Grands incompétents ou fraudeurs récidivistes ?

Selon leurs organisateurs, nous avons donc été en présence de corridas au public plus que restreint mais qui ont pu pour autant générer des bénéfices ou être à l’équilibre d’un point de vue financier. Comment expliquer dès lors toutes ces années où Robert Margé à Béziers et Luc Jalabert à Arles enchaînaient déficit sur déficit ?

Principalement de trois manières :

  • soit ces individus étaient des dirigeants d’entreprise dotés d’une incompétence exemplaire ;
  • soit une grande partie de leurs recettes n’étaient pas déclarées ;
  • soit les organisateurs actuels sont des menteurs en puissance.

L’arbre qui cache la forêt

Il est cependant un élément qui mettra tous les businessmen de la torture tauromachique, anciens comme nouveaux, d’accord : peu importe que la corrida ne rapporte rien, elle permet en parallèle de tremper les mains dans le pot allègrement rempli de la Politique agricole commune européenne.

On retrouve ainsi les mêmes acteurs à la tête d’élevages où l’argent public (la PAC est financée par les états membres, donc par les impôts des citoyens de ces états) coule à flot.

À titre d’exemple et pour bien se rendre compte, Robert Margé a bénéficié en 2019 de 272 878 € de subventions pour son seul domaine basé à Vendres, dans l’Hérault.

De la même manière, Jean-Baptiste Jalabert s’est vu octroyer 143 607 € par l’entremise du Mas de la Chassagne familial. Tout ce petit monde possède bien entendu des participations dans d’autres élevages, ce qui lui permet de rentabiliser au maximum cette manne financière.

« Si vous n’aimez pas la corrida, ne vous y rendez pas, mais n’empêchez pas ceux qui aiment de s’y rendre. » Voilà le sempiternel commentaire que nous entendons à chaque fois que nous dénonçons cette barbarie.

Commentaire auquel nous répondons aujourd’hui : « À l’image des trois quarts des Français, nous n’aimons pas la corrida, nous ne nous y rendons pas, et nous aimerions que nos impôts ne servent pas à enrichir ses organisateurs. »

David Joly
Trésorier FLAC et No Corrida