Municipales 2014 : PARIS et MARSEILLE opposés à la corrida !

Dans le cadre des dernières élections municipales, au sujet de la corrida et plus particulièrement de la problématique enfants/corrida, la FLAC avait interrogé tous les candidats des villes suivantes :

PARIS, MARSEILLE, LYON, BORDEAUX, CARCASSONNE, BEZIERS et AGDE (le siège de la FLAC se situant dans la commune d’Agde à 23 km de… Béziers).

Candidats qui ont répondu :

  • Jean-Claude GAUDIN (UMP), réélu maire de Marseille qui, par courriel, nous confirme être opposé à la corrida et à fortiori à la présence des enfants lors de celles-ci.
  • Anne HIDALGO (PS), élue maire de Paris qui nous confirme sa réprobation de la corrida du 30 mai 2013.
  • Christophe NAJDOVSKY (EELV), candidat à Paris. Dans un courriel du 4 mars 2014, Christophe NAJDOVSKY dénonce fermement la corrida.
  • Michel HAVARD (UMP), candidat à Lyon, n’est pas aficionado mais estime que ce sont les parents qui doivent décider d’amener leurs enfants aux corridas.
  • Amandine CARRAZONI (Carcassonne La citoyenne !), dans une lettre officielle adressée au Comité Carcassonnais pour l’Abolition des Corridas datée du 1er mars 2014, s’oppose fermement à l’organisation de corridas à Carcassonne.
  • Robert MENARD (DD), en tant qu’élu maire à Béziers et aficionado, estime qu’il faut respecter les traditions et que ce sont les parents seuls qui doivent décider d’amener leurs enfants aux corridas…
  • Elie ABOUD, candidat à Béziers, défend la corrida mais reconnait tout de même que pour les enfants, cela pose un problème ?
  • Fabrice MUR (Apparenté PS), candidat à Agde, s’engage à ne jamais organiser de corridas dans sa ville et s’oppose aux enfants présents dans les arènes.
  • Henri COUQUET (Centre Droit), candidat à Agde, s’engage à ne jamais organiser de corridas dans sa ville et s’oppose aux enfants présents dans les arènes.
  • Alain LEBAUBE (Rassemblement Bleu Marine), candidat à Agde, s’engage à ne jamais organiser de corridas dans sa ville et s’oppose aux enfants présents dans les arènes.
  • Richarf REY (Front de Gauche), candidat à Agde, s’engage à ne jamais organiser de corridas dans sa ville et s’oppose aux enfants présents dans les arènes.

Conclusion

Pour notre Fédération, symboliquement, c’est un excellent résultat !  Grâce à leurs réponses pour ces municipales, nous savons désormais que les maires des deux plus grandes villes françaises, PARIS et MARSEILLE, sont opposés à la corrida et au scandale des enfants pouvant y assister. Merci à tous les militants de chacune de ces villes, ils se reconnaîtront, pour leur aide afin de contacter tous les candidats.

De la part de la FLAC, merci à tous ces candidats d’avoir répondu à notre questionnaire !

Novilladas : la honte et la lâcheté !

La crise et les difficultés financières de la filière tauromachique frappent de plein fouet le « mundillo », et en premier lieu les organisateurs de ces spectacles où l’on met en scène sévices graves et actes de cruauté à l’égard de bovins, également dénommés « corridas » !

Le calendrier des corridas (et manifestations assimilées) 2014 en France confirme la tendance de l’année dernière : multiplication des novilladas en lieu et place des corridas traditionnelles.

Si l’argumentation des défenseurs de la corrida met souvent en avant le « courage » du matador, ainsi que l’existence supposée « idyllique » du taureau, qui aurait l’immense avantage selon eux de bénéficier d’au moins 4 années de quasi liberté en pleine nature avant d’être passé au fil de l’épée, les novilladas ou becerradas vont totalement à l’encontre de ces tentatives de justifier la torture et la mise à mort sadique d’animaux innocents.

Les novilladas sont des séances de sévices et de mise à mort destinées aux toreros débutants (les « novilleros ») et surtout aux tout jeunes taureaux de 2 ou 3 ans(les « novillos »). Pour les organisateurs elles offrent l’avantage d’être évidemment bien moins coûteuses qu’une corrida « standard » : cachets des toreros moins élevés voire même inexistants dans beaucoup de cas (certains tortionnaires mettant même la main à la poche pour pouvoir se produire en public), absence de picadors pour les novilladas dites « non piquées » (et donc personnel en moins), animaux-victimes bien moins chers à l’achat…

Les becerradas vont encore plus loin dans l’abjection. Cette fois ce sont des taureaux de moins de 2 ans qui sont placés dans l’arène pour y être suppliciés ! Si dans le calendrier public de la saison tauromachique elles sont peu nombreuses, nous ne doutons pas un instant qu’elles soient plus répandues dans le cadre privé, permettant ainsi à des apprentis toreros de « se faire la main », ou à des amateurs prêts à payer le prix de supplicier ainsi eux-mêmes un jeune bovin pour satisfaire leur passion morbide.

Novilladas, becceradas : ces horribles démonstrations représentent d’une certaine façon la « corrida du pauvre », où ces quasi-bébés sont massacrés à bas prix, et où s’effondre le mythe du matador « brave » face à un fauve sanguinaire. Car ce sont juste des taurillons, bien moins puissants et moins lourds ! Nulle grande bravoure – même imaginaire – dans ces spectacles honteux.

Les nombreuses novilladas organisées cette année viennent renforcer notre détermination à en finir avec la corrida et sa culture de la barbarie. L’invocation des dangers encourus par les toreros, la « vie rêvée » du taureau dans sa pâture ne sont que poudre aux yeux de celles et ceux qui connaissent mal la réalité brutale cachée derrière ces manipulations.

Loin des valeurs réelles de l’honneur et du respect, la filière de la torture animale n’hésite pas à supplicier les plus jeunes et les plus faibles pour le « spectacle » … et pour le plaisir !

Jean-Claude GAUDIN se positionne contre la corrida

Dans le cadre des prochaines élections municipales, La FLAC interroge tous les candidats, entre autre à Marseille, sur leur position au sujet des corridas. Et afin de connaître leur opinion sur les enfants assistant à ce « spectacle » cruel.

A Marseille, jusqu’à maintenant, seul le maire sortant Jean-Claude GAUDIN nous a répondu. Comme vous le constaterez en lisant sa réponse en pièce jointe, son opposition à la corrida ne fait aucun doute. Et son hostilité à la présence d’enfants confrontés aux atrocité de la corrida ne l’est pas moins. A cette occasion, Jean-Claude GAUDIN ne manque pas de rappeler la déclaration récente de l’Organisation des Nations Unies dénonçant la présence des enfants dans les arènes lors de corridas. Petit rappel sur notre site.

Déjà, en 2006, l’hostilité de Jean-Claude GAUDIN pour la corrida apparaissait dans le journal La Provence.

Il faut savoir qu’il existe à Marseille un puissant lobby taurin qui ne rêve que d’une chose :  le retour des corridas dans la citée phocéenne… Deuxième ville française, ne l’oublions pas.

Raison de plus pour saluer cette prise de position du maire de Marseille. En ces temps où les politiques n’ont pas toujours le courage d’afficher leurs convictions sur des sujets sensibles, La FLAC tient à remercier vivement Jean-Claude GAUDIN.

Prochainement, nous ferons un bilan complet de toutes les réponses obtenues des candidats à l’occasion de ces élections municipales.

 

Les « jeunes aficionados » inquiets pour l’avenir de la corrida

Un groupe de « jeunes aficionados », avec à leur tête Corentin Carpentier, président des « Jeunes Aficionados Nïmois » et également participant largement filmé et photographié lors des violences de Rodilhan en 2011 à l’encontre de manifestants anti-corrida pacifistes (un procès prochain avec plus d’une trentaine de brutes accusées de coups, blessures, injures, menaces et autres agressions sexuelles…), demande à être reçu par le préfet du Gard.

Ce groupe de 19 personnes qui, dans l’intitulé ronflant de son communiqué tente de se faire passer pour représentatif et porte parole de la jeunesse du Languedoc, de Provence et de Camargue (rien de moins que ça !) utilise même en en-tête les symboles et drapeaux de ces régions afin de tenter de donner un caractère populaire et officiel à sa démarche ! Pourtant ce communiqué à la syntaxe parfois maladroite n’émane en fait que d’une poignée de fanatiques de ce sinistre spectacle de torture sur bovins, désigné par notre code pénal comme actes de cruautés et sévices graves, et que les adeptes de ces pratiques sanguinaires veulent faire passer pour un « art » : la corrida.

Appel de l'a jeunesse du Languedoc, de Provence, et de Camargue
Le contenu du texte est un véritable condensé des mensonges et manipulations habituels des propagandistes de la torture :

  • on y flatte le communautarisme (les opposants à la corrida sont tous des étrangers),
  • on y entretient l’amalgame (ce serait toutes les traditions taurines qui seraient menacées, alors que seule la corrida espagnole avec mise à mort est concernée),
  • on y désigne des coupables sans preuve (les « dégradations dans les arènes » dont on recherche encore le ou les auteurs…),
  • on y crie « au loup » (les anti-corrida y sont décrits comme des « extrémistes végétaliens actifs »… donc si vous êtes omnivores, flexitariens, végétariens, ou si vous ne communiquez pas sur votre régime alimentaire, et bien évidemment si vous n’êtes pas un « extrémiste » – quoi que ce terme veuille encore signifier tant il est utilisé pour désigner tout et son contraire –, vous n’êtes pas anti-corrida !),
  • et bien entendu, on y menace indirectement en évoquant de futures violences  : « Laisser les anti-tout continuer dans le sens dans lequel ils se dirigent (NDLA : admirez le style !), serait s’exposer à de graves incidents qui seraient la conséquence d’une exaspération grandissante de la jeunesse et du peuple languedocien ».


Cette dernière phrase (une menace à peine voilée) est particulièrement intéressante alors que les violences commises récemment à Saint-Gilles à l’encontre des opposants à la corrida laissent planer plus qu’un doute quant à leur possible préméditation.

Rappelons que la violence a toujours été le fait des aficionados, et n’a rien de nouveau dans leur attittude : Rodilhan en 2011 (plus de 30 personnes inculpées), Rion-des-Landes en 2013 (un opposant à la corrida dans le coma, entre autres…), Saint-Gilles il y a quelques jours.

Cela n’a rien d’étonnant : la violence et la brutalité sont au cœur de leur passion tauromachique.

Ces « jeunes aficionados » peuvent d’ailleurs en trouver un exemple dans les « glorieux aînés » en la personne du vieux briscard de la propagande tauromachique André Viard, qui écrivait encore très récemment cet appel à la violence et aux représailles en cas d’évolution de la situation en faveur des abolitionnistes : « alors, je vous le dis, nous nous souviendrions de nos aînés, de la levée des tridents à Nîmes et de la résistance dacquoise incarnée par le maire Milies Lacroix. Et alors, je vous le dis aussi, si après avoir épuisé toutes les voies du droit qui demeurent notre ligne de conduite et justifient les appels au calme que nous rééditons aujourd’hui, si l’injustice doit être la règle, que les xénophobes radicaux du terrorisme animaliste, après avoir mesuré notre patience, se préparent à affronter notre colère : ils savent où nous trouver, mais nous savons aussi. «  (Ce texte est tiré de son éditorial du 1er décembre dernier, éditorial soumis à la critique de la FLAC dans l’article suivant)

Il apparaît de plus en plus évident que cette année 2014 marque un tournant décisif dans la lutte contre la corrida, ses réseaux, sa violence et l’ensemble de la « filière de la torture ». Une chose est certaine : ces « jeunes aficionados » en ont bien conscience et témoignent par leur démarche que l’avenir de la barbarie sanglante qui les fait tant frémir et se pâmer est désormais fort compromis. On s’y emploie.

L’article du Midi libre sur ce communiqué.

Quand les valeurs sont inversées

Le 24 mars prochain, Jean-Pierre Garrigues, président du CRAC Europe, association membre de la FLAC, comparaîtra devant le Tribunal de grande instance de Dax pour répondre à 14 plaintes suite à une action menée à Rion-des-Landes. Vous trouverez tous les détails de ce procès sur le site du CRAC Europe.

A travers ce procès, il est bien évident que c’est l’association CRAC Europe qui est visée…

Nous vous demandons de venir le plus nombreux possible à Dax afin d’apporter votre soutien à un courageux militant dont le « crime » est de lutter contre des actes de cruauté et sévices exercés sur les animaux autorisés seulement sur 10 % de notre territoire. Juste pour le voyeurisme pervers de quelques uns comme à l’époque des jeux du cirque !

Ce sont les toreros qui devraient être sur le banc des accusés ! De manière générale, dans le monde de la corrida, toutes les valeurs sont inversées. C’est encore un exemple…