CO2 mon amour 26 avril 2014

La tentation de la récupération a toujours animé les hommes. Bon, c’est sûr, jusqu’à présent, dans le recyclage des déchets, ça ne s’est traduit que relativement modestement  d’où la notion d’économie circulaire indispensable mais qui réinvente l’eau tiède. En revanche, en matière de réécriture de l’histoire (en bon français, on parle désormais de « story telling »), là, il faut bien reconnaître que nous autres modernes sommes à la pointe de l’innovation.

Et ce ne sont pas les fans de corridas qui me contrediront !  Tenez, quand les aficionados poètes ont vu le célèbre taureau de Lascaux peint sur une paroi de grotte il y a qq 15 000 ans , ça a été plus fort qu’eux : Il a fallu qu’ils se l’approprient avec une grande affiche sur les arènes de Nîmes « La tauromachie, patrimoine culturel français »

L’occasion était trop belle et le message prêt à l’emploi. Je résume :

Si nos lointains ancêtres Magdaléniens dessinaient des aurochs sur les parois de leurs cavernes, c’était parce qu’ils rêvaient secrètement de courir déguisés en clowns phosphorescents après ces bestiaux, pour leur planter dans les flancs les banderilles qui n’avaient pas encore été inventées. Si, si ! puisqu’on vous l’affirme !… C’est un peu comme si en inventant la roue, les Mésopotamiens s’étaient dit : Tiens, ça ferait un chouette supplice qui pourrait attirer du monde sur les places publiques, les jours de marché !…

Bien évidemment, l’image de ce taureau surgie du fond des âges n’appartient à personne. Mais qu’elle serve de propagande afin d’amener le grand public à croire que la corrida est née au paléolithique, c’est tirer un peu fort sur la muleta. D’autant que Montignac, ville qui recèle les fameuses fresques de Lascaux, est tout de même l’une de rares municipalités de France à s’être ouvertement déclarée « anti-corrida ». Il fallait donc oser un tel grand écart autant temporel que sémantique.  Les amoureux de la mise à mort spectacle en costume à paillettes l’ont fait.

Cet exemple illustre que notre époque ne peut plus se passer de la communication ; l’essentiel consistant à occuper le terrain et à faire feu de tout bois. De là à songer que la communication s’apparente volontiers à la bêtise à front de taureau, il n’y a sans doute pas l’ombre d’une queue de vache…

Denis Cheissoux

à écouter sur le site de France Inter

Ou retrouvez l’édito intégral ci-dessous.

« NI ART NI CULTURE ». Un livre événement !

Tel est le titre de l’ouvrage sur la corrida de Isabelle NAIL dont la parution est annoncée pour le mois de mai.

Ce livre dédié «aux protestataires abolitionnistes de la corrida » a le mérite de non seulement dénoncer la corrida, ses manipulations et ses réseaux, mais aussi de témoigner d’un engagement personnel. Il replace avec talent la prise de conscience et la volonté de dénoncer et d’agir dans le quotidien et l’expérience d’Isabelle NAIL : à l’époque, conseillère municipale à la mairie de Dax, militante anti-corrida, membre et élue d’EELV, auteure, praticienne de la psychologie analytique.

Une préface signée du professeur Hubert MONTAGNER ouvre l’ouvrage. Un texte fort dont nous citerons quelques lignes qui trouvent un écho particulier au vu de la récente actualité du statut des animaux domestiques : « Considérant le ressenti ou le sentiment de souffrance, il est incroyable qu’en 2014 on ignore, sous-estime, « dénature » ou rejette une réalité scientifique : l’organisation et la fonctionnalité du système nerveux sont les mêmes chez tous les Mammifères, en particulier celles des organes sensoriels, des structures nerveuses centrales, des réseaux inter-neuronaux qui sont impliqués dans la douleur et la souffrance. Autrement dit, alors qu’il ne parle pas et ne peut donc verbaliser sa souffrance, le taureau a vraiment mal et souffre réellement lorsqu’il est percé par les piques et les banderilles, puis transpercé par l’épée qui l’exécute. Comme tous les Mammifères atteints dans leur chair, y compris l’Homme. En contact permanent avec toute la gamme des souffrances humaines, et souvent confrontés à la maltraitance des animaux sauvages, domestiques, de compagnie ou familiers par des humains, les responsables politiques et les magistrats ne peuvent sous-estimer, négliger ou ignorer cette évidence : le taureau est un être sensible et de souffrance… comme tous les mammifères, y compris évidemment les êtres humains. »

Une des multiples richesses de ce livre est de savoir aborder la problématique de la corrida sous des angles aussi différents que complémentaires qui trouvent leur origine dans l’expérience et la formation personnelles d’Isabelle NAIL. Le point fort qui en découle réside en sa diversité : grâce à ces angles multiples, on passe d’une analyse psychologique fouillée des motivations des aficionados à une évocation de la mythologie, de l’histoire de la corrida. Des considérations « théoriques » contrebalancées par l’évocation du parcours personnel de l’auteure ou les descriptions précises et circonstanciées des actions militantes où elle a pu mettre à l’épreuve du terrain ses convictions abolitionnistes.

Et les occasions de mettre ses convictions à l’épreuve du quotidien dans une ville considérée comme une place-forte de la corrida, Dax, n’ont pas manqué ! Dès qu’il a été connu, l’engagement anti-corrida d’Isabelle NAIL est venu singulièrement compliquer ses responsabilités d’élue municipale dans une mairie où Gabriel BELLOCQ, le maire de Dax, est également président de la commission taurine. Son engagement et sa détermination à dénoncer les pratiques sanguinaires et violentes de la corrida, au coeur d’une ville de premier plan, et en tant qu’élue municipale, ont transformé Isabelle NAIL en une cible permanente d’attaques directes ou indirectes. Sa participation à une manifestation d’opposition à la corrida organisée à Dax amenant même le maire et premier aficionado de la ville à l’exclure (ainsi que deux autres conseillers et élus anticorrida) de la majorité municipale !

Sur cette question , ainsi que sur les pressions subies, Isabelle NAIL nous livre son vécu, son ressenti. A ce titre également, « Ni art ni culture »est un ouvrage important de part la qualité de son témoignage et sa dénonciation de la « chape de plomb » tauromachique pesant sur les esprits trop libres et critiques dans ces villes dites « de sang », où la corrida survit encore grâce au soutien d’élus et notables locaux usant et abusant de leurs réseaux et pouvoirs. Un exemple récent en est encore donné dans un chapitre entièrement consacré à la conférence du professeur Hubert MONTAGNER à Dax et intitulé avec à-propos « l’impossible conférence »

Un chapitre est également consacré aux « outrances », ces exagérations, manipulations, accusations et contre-vérités parfois insultantes voire diffamatoires utilisées par les défenseurs de la corrida pour tenter de décrédibiliser leurs contradicteurs ; chapitre particulièrement d’actualité tant ces outrances sont désormais intégrées au discours « officiel » de certains représentants du monde tauromachique (on pensera évidemment à André VIARD et à l’ONCT, spécialistes en la matière, mais ce ne sont pas les seuls, loin de là…). Ce chapitre se fait ainsi l’écho d’une citation de Yves PRIGENT ouvrant le livre : « Cependant, comme du diable, on pourrait penser que l’habileté du Mal consiste à laisser croire qu’il n’existe pas ».

Toujours ancrée dans l’actualité et l’engagement militant, Isabelle NAIL conclut son ouvrage par une évocation du procès de Dax. Ce procès a vu les représentants de trois associations liées à la protection animale et à la lutte contre la corrida, dont le CRAC Europe en la personne de son président Jean-Pierre GARRIGUES, se voir accusés d’organisation de manifestation illégale, de mise en danger de la vie d’autrui (des manifestants ayant utilisé des fumigènes…) et d’avoir gravement insultés des aficionados en les traitant de « sadiques » ou de « barbares ». Le témoignage d’Isabelle NAIL, qui a assisté au procès et a pu ainsi juger sur pièces des arguments, de l’attitude et du discours des uns et des autres, accusés et plaignants, est un élément précieux pour mieux comprendre la réalité des manœuvres d’organisations et groupes de pression tauromachiques.

La postface est écrite par le sociologue Michel BON, dont on citera les première lignes résumant parfaitement sa position sur le sujet (et la nôtre) : « Voici un livre étrange et complet qui réunit l’érudition et l’amour. L’histoire du taureau à travers les différentes cultures va de sa déification à sa mise à mort sadique publique de nos jours. C’est ce qu’on appelle le progrès ! ».

On ne peut que saluer le travail effectué par Isabelle NAIL, la vitalité de son écriture, l’importance d’avoir ainsi un témoignage précieux, la profondeur de ses analyses et rappels mythologiques, historiques ou psychologiques. Et son honnêteté à citer scrupuleusement toutes ses sources, renvoyant ainsi à nombre de liens, d’articles, d’ouvrages qui pourront également nous enrichir.

Dès la parution de « Ni art ni culture » la FLAC vous informera sur les possibilités de l’obtenir.

En complément, un entretien avec Isabelle Nail :

Pourquoi ce livre ?

« En réponse à la demande de Laurent des éditions Astobelarra au Pays Basque… Laquelle s’est trouvée en synchronicité avec ma rencontre via mon premier article « Être ou ne pas être aficionado » avec La FLAC (Thierry, JPaul, Joël, Hubert Montagner), avec l’actualité, avec l’impossibilité d’être entendue par le maire et le conseil municipal de Dax (sauf les deux autres écolos, Sylvie Laulom et J.Marie Vignes), avec la confirmation de la position d’EELV sur la corrida et son soutien aux trois élus après la manif à Dax, avec ma propre évolution et le sentiment d’avoir quelque chose à en dire (notamment en qualité de praticienne de la psychologie analytique par rapport aux enfants et aux jeunes) et de participer ainsi à la lutte pour l’abolition et donc le respect de la vie.

Alors, que j’avais toujours dit que je n’écrirai pas sur la corrida ! »

Pouvez vous nous résumer vos écrits et ouvrages précédents ?

« J’ai commencé à écrire dans l’enfance… et lu intensément depuis toujours.

  • 1999 : Heurtebise, roman, Les 2 Encres (une intrigue policière autour du mystère d’un domaine abandonné en Bretagne…)
  • 2001 : Le châtiment, roman, Les 2 Encres (un drame dans la vie d’un médecin de campagne, en Anjou à la fin du XIXè siècle).
  • 2005 : Bleu horizon, roman, Cheminements (suite du précédent mais pouvant se lire indépendamment : Rose dans la tourmente de ses sentiments puis dans celle de la guerre 14-18 qui décime les hommes de la famille).
  • 2008 : Au vent de la guerre, théâtre, Le Solitaire (adaptation du roman précédent). Pièce mise en scène par mes soins et jouée dans les Landes et au Pays Basque.
  • 2008 : Vertiges, les chemins d’illusion, roman, L’Harmattan (années 1970, depuis St Malo, une jeune écorchée vive suit un groupe de jeunes hippies jusqu’au Larzac… où le groupe se sépare… certains prenant la route de Katmandou).
  • 2011 : Libertad, théâtre, Le Solitaire (années 1940, un jeune homme part en cavale à travers France et Espagne, pour fuir le STO et s’engager dans la marine à Casablanca, après de longs mois dans les geôles espagnoles).
  • 2014 : Se connaître à travers la psychogénéalogie, les racines de l’être, Dervy. »

Comment vous est venu cet engagement contre la corrida ?

« Je le raconte dans le livre, après la vision d’une corrida à Arles, et avec la montée du CRAC, relayée par les réseaux sociaux… »

Pouvez vous nous décrire (à ) Dax aujourd’hui ?

« Je dirais que la corrida tient une grande place chez les aficionados qui tendent à faire croire qu’elle est une tradition landaise et dacquoise, attendue par les vrais natifs, les touristes et curistes… Je me demande aujourd’hui si la position des antis ne renforce pas chez eux le sentiment d’avoir à défendre encore davantage leur « culture »… L’année passée a vu nombre de conférences, expos, manifestations (dont le centenaire des arènes) autour de cette pratique. Fresque géante sur le mur des corrales, photos géantes de taureaux sur le mur des arènes… sculptures dans le parc des arènes (Théodore Denis).»

Une dernière déclaration ?

« Nous assistons à Dax à une véritable répression de la parole et des manifestations anticorridas, sous des allures de tolérance. Le maire rappelant dans le journal Sud-Ouest et au cours des séances du conseil municipal, son ouverture à toutes les sensibilités qui s’expriment au sein de sa majorité. Foutaises destinées à redorer son blason.

Ancien psychologue de l’éducation nationale, le maire a entériné l’accès gratuit des arènes aux enfants, ainsi que les initiations à la corrida… Parmi les adjointes ayant aussi adopté cette proposition, une directrice d’école primaire…

La Maison des adolescents n’a pas souhaité signer une pétition en faveur de l’interdiction des corridas aux enfants, nous accusant de prosélytisme. Idem pour l’Amicale dacquoise. Idem pour nombre de travailleurs sociaux du secteur (qui emmènent leurs enfants à la corrida. Certains moniteurs-éducateurs spécialisés emmènent les enfants visiter les arènes…) »

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Le préhistorien Norbert AUJOULAT : « Lascaux c’est la vie, la corrida c’est la mort ! »

Le 19 avril 2014, les aficionados de corrida s’étaient rassemblés sur le parvis des arènes d’Arles afin de défendre leur passion coupable.

Et que pouvait-on voir au dessus de l’entrée des arènes ?  Un immense panneau représentant le célèbre taureau de Lascaux… Rien que ça !  Alors que Montignac, ville qui recèle les fameuses fresques préhistoriques de Lascaux s’est déclarée Ville anti-corrida en 2007. Ca ne s’invente pas !  Voir l’article de Sud Ouest.

Manifestement, l’imposture et l’escroquerie intellectuelle du directeur de l’ONCT André VIARD continue !  Petit rappel ci-dessous avec la déclaration du préhistorien Norbert AUJOULAT.

La FLAC va tenter à nouveau de sensibiliser les spécialistes de Lascaux sur cette récupération délirante ayant pour but de laisser croire que la corrida trouverait ses origines à l’époque de Cro-Magnon….

Cela ne nous a pas empêché d’être ce jour là présents symboliquement à Arles avec notre banderole ci-dessous. Dans un premier temps, nous voulions nous placer devant la mairie d’Arles, mais le commissaire en personne, flanqué de plusieurs policiers, nous a rapidement rejoints. Craignant des heurts avec des taurins censés venir en grand nombre ce jour là, il nous intima l’ordre d’aller nous mettre en dehors du centre ville. Cela nous donna l’occasion de présenter aux passants la nouvelle banderole de la FLAC.

Le Midi Libre/Région et La Provence s’en sont fait l’écho. Ainsi que France 3 (à partir de 1’20 »).

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Le lendemain, le professeur Hubert MONTAGNER, membre du comité d’honneur de la FLAC, était présent à Arles aux côtés d’une manifestation anticorrida organisée par La BAC Marseille. Tous les détails sur cette page.

Conclusion :  les organisateurs de tous ces supplices d’animaux dans les arènes nous trouveront toujours sur leur chemin !  A Arles, Bayonne, Dax, Nîmes, Béziers, Alès, mais sûrement pas à Montignac…

Revue de presse

Bonjour,

Juste une remarque : que la tauromachie date de telle ou telle époque n’est pas le problème, on s’en fiche ! les sacrifices humains étaient aussi une magnifique tradition accompagnée d’un très beau folklore !
La seule question : une société dite civilisée du 21ème siècle peut-elle encore accepter des traditions d’un autre temps ? On vit dans le passé ou dans l’avenir, question de choix.

 

Yolaine de la Bigne,
membre du comité d’honneur de la FLAC
chroniqueuse « Quelle époque éthique ! » et « La bonne nouvelle» sur Europe 1
Fondatrice, directrice de NeoPlanete

La province espagnole d’Aragón s’oppose aux organisations tauromachiques !

En Espagne, le parlement d’Aragón vient de rejeter la demande des associations tauromachiques visant à faire reconnaître la corrida en tant que Bien d’Intérêt Culturel.

Tous les groupes politiques représentés au parlement de cette province espagnole voisine de la Catalogne (qui elle a déjà aboli la corrida par un vote en 2010, effectif en 2012) ont rejeté la demande des pro-corrida.

Une partie de l’argumentation visant à obtenir le classement de la corrida comme B.I.C. en appelait très hypocritement à des considérations écologiques ou de préservation de l’espèce, allant jusqu’à tenter de justifier la torture de ces animaux en déclarant qu’aux yeux des partisans de la corrida cette démarche était motivée par l’amour du taureau, de sa beauté et la volonté d’assurer la survie de cette espèce. !

Par un discours identique à celui que l’on peut entendre en France, les partisans aragonais de la corrida ont souhaité présenter ces spectacles de torture animale comme l’expression d’un « art » et d’une culture valorisants pour leur pays. Ceci alors même qu’en Espagne comme en France, seule une minorité de régions et villes entretiennent encore activement cette pratique, le nombre de spectateurs diminuant d’année en année.

Autre similitude entre les propagandes tauromachiques espagnole et française, la prétendue « défense de la liberté » qui vise à présenter l’opinion majoritaire favorable à l’abolition de la corrida et au respect des animaux comme l’expression d’un « dirigisme » ennemi des libertés ! Et, autre ressemblance avec la situation française, les tenants de la corrida ont vainement tenté d’amalgamer ces spectacles sanguinaires et les recettes générées par les « ferias » et autres fêtes populaires, en tentant de faire croire que sans la corrida ces fêtes et rassemblements ne sont rien. Alors que bien évidemment, c’est exactement l’inverse : la corrida se greffe sur les férias, les parasite et survit dans de nombreux cas grâce aux subventions et recettes de ces rassemblements dont la grande majorité des participants ne mettra jamais les pieds dans une arène…

Les faits et la réalité de la situation de la corrida en Aragón ont eu pourtant raison des arguments et des manipulations tentées par les associations d’aficionados.

Briz Gregorio, député autonomiste aragonais en charge de l’éducation, a rappelé son opposition à la maltraitance animale et a également estimé que la promotion ou la défense de la corrida n’était en rien une priorité.

La porte parole de la Gauche Unie, Patricia Luquin, a souligné fermement la position de son parti en faveur de l’abolition de la corrida puisque là où certains voient de l’art, la Gauche Unie voit et dénonce un acte « de maltraitance, de torture,contre un être vivant ».

Le PSOE a lui tenu à rappeler que si sa position officielle n’était pas favorable à l’abolition de la corrida, il n’était pas non plus question pour ses représentants en Aragón de favoriser la promotion ou le développement de cette pratique.

Félicitations aux parlementaires d’Aragón qui, toutes tendances politiques confondues, ont par leur rejet de cette proposition signifié fermement aux organisations tauromachique leur refus de favoriser injustement la protection de la corrida dans une Espagne dont la population s’éloigne de plus en plus de cette pratique ! Bravo et merci !

Nouvelles avancées pour l’interdiction des corridas aux enfants

La récente recommandation de l’ONU destinée à restreindre l’accès des enfants aux corridas semble être le déclencheur d’une prise de conscience des milieux liés à la protection de l’enfance sur cette question particulièrement sensible.

Le COFRADE (Conseil Français pour les Droits de l’Enfant), regroupant et représentant de très nombreuses associations œuvrant dans le domaine de la protection et des droits de l’enfance, vient en effet de relayer cette décision très importante de l’ONU sur son site.

Il vient d’être suivi dans cette démarche par le mensuel « Fédérer », organe d’information de la Fédération Française des Psychologues et de Psychologie, qui publie également un article consacré non seulement à cette déclaration forte de l’ONU, mais aussi abordant de manière fouillée et claire la problématique de la présence des enfants tant aux corridas que dans les écoles taurines, ces structures destinées à former des apprentis tortionnaires.

Nous devons également saluer l’action du collectif PROTEC (PROTégeons les Enfants des Corridas). Ce collectif regroupant une centaine de psychiatres et de psychologues agit afin d’obtenir que les enfants de moins de 16 ans n’aient plus accès aux corridas. Son travail de diffusion et d’information est particulièrement précieux. Ce collectif a également mis en ligne une motion signée par de nombreux psychiatres, psychanalystes et psychologues et déclarant : « En tant que psychiatres et psychologues, nous demandons en conséquence que le spectacle de la corrida, ainsi que l’entrainement à sa pratique, ne soient plus autorisés aux moins de 16 ans. »

Nous tenons à remercier ces professionnels et leurs organisations pour leur prise de conscience et leur engagement. Un engagement partagé par de nombreuses personnalités, elles aussi convaincues de la nécessité d’éradiquer cette violence exercée contre l’animal, mais aussi envers l’enfant. Ces avancées dans notre action viennent renforcer la détermination de la FLAC à obtenir l’interdiction de l’accès aux corridas aux enfants de moins de 16 ans, et à dénoncer les écoles taurines !

Le fait que des associations de protection de l’enfance et des collectifs de psychiatres et de psychologues rejoignent notre cause est d’une importance capitale !