Un peu de décence…

En France eIMG_20150122_055043t dans le monde entier, nul aujourd’hui n’est totalement à l’abri du terrorisme et de son sinistre cortège de morts, blessés et tragédies touchant au plus profond de leur chair et leur vie de trop nombreuses personnes, leurs familles, leurs amis.

En parallèle, les défenseurs de la cause animale en général, et plus particulièrement les citoyens demandant l’abolition de la corrida, se voient désignés régulièrement par ceux dont ils dérangent les loisirs cruels comme des « terroristes », des « extrémistes », ou des « talibans » !

Les tragiques événements survenus à Paris, contre le journal Charlie Hebdo et contre les clients d’un supermarché casher, viennent démontrer à tous qu’il existe un véritable abîme entre un manifestant porteur d’une banderole dénonçant la corrida, et un tueur fanatique armé d’un fusil mitrailleur.

Il est absolument scandaleux de voir et entendre des amateurs et promoteurs de spectacles mettant en scène le supplice et la mise à mort d’animaux taxer leurs contradicteurs de « terrorisme ». C’est honteux, bien évidemment pour toutes celles et ceux qui manifestent, pétitionnent et s’expriment dans l’espoir de sauver des vies et d’enlever une part de cruauté à ce monde.  Mais c’est encore plus honteux vis à vis de toutes les victimes du véritable terrorisme, morts, blessés, amputés, et leurs familles évidemment meurtries par les agressions.

Comment oser comparer et mettre sur le même plan un enfant tué par une bombe, des journalistes mitraillés et des spectateurs de corrida sortant de table pour applaudir devant la souffrance d’un jeune bovin ? Comment oser minimiser à ce point les souffrances des populations en estimant qu’un aficionado qualifié de sadique au détour d’une manifestation relèverait du même statut de « victime du terrorisme » ? Il s’agit d’une véritable insulte à l’encontre de ceux qui souffrent réellement du véritable terrorisme, à leur douleur et à leur détresse.

La journaliste Luce Lapin tient une chronique régulière dans Charlie Hebdo, « Les puces », bien connue des amis des animaux. Luce a échappé de peu à la mort… Présente lors de la conférence de rédaction de Charlie, elle s’est absentée quelques minutes de la salle de réunion, juste avant que le massacre n’ait lieu. C’est une survivante, qui a entendu tous les bruits de la tuerie, a vu ses amis et collègues mourir.  A ce titre, elle est particulièrement scandalisée de continuer à lire et entendre de la part de ceux qui tirent profit ou plaisir de la souffrance animale les mêmes déclarations abjectes…

Voici son message :

« Aux associations de protection animale qui se font parfois traiter de « terroristes » (je pense entre autres au CRAC Europe), répondez que Luce Lapin, présente dans les locaux de son journal Charlie Hebdo le jour de l’attentat et qui est survivante, se fera un plaisir d’expliquer ce que sont vraiment des… terroristes. »

A se demander si les auteurs de ces déclarations infâmes sont ou pas en capacité de faire preuve de décence, de dignité et d’honnêteté sur ce sujet… Nous l’espérons, mais pour certains d’entre eux que nous avons appris à connaître on pourra en douter…

JE SUIS CHARLIE !

C’est avec une immense tristesse que notre Fédération apprend l’effroyable carnage dont a été victime Charlie Hebdo.

Il faut savoir que ce courageux magazine est le seul hebdomadaire à interdire dans sa charte la promotion de la corrida qu’il qualifie d’indigne d’un pays civilisé. C’est également le seul journal à consacrer une rubrique chaque semaine à la cause animale grâce à sa journaliste Luce Lapin à qui nous pensons beaucoup dans cette terrible épreuve.

Avec ce lâche attentat, c’est l’essence même de notre démocratie qui est gravement atteinte par la faute du fanatisme : la liberté d’expression !

Charlie Hebdo, connu pour sa défense des plus faibles, avait, pour le CRAC Europe (voir la une du jour), association membre de la FLAC, fait réaliser par ses plus illustres dessinateurs des cartes postales dénonçant la corrida. Nous nous faisons un plaisir de vous les faire découvrir. Ces talentueux artistes savaient se rendre disponibles pour les causes humaines comme animales. Et évidemment celle de l’abolition de la corrida retenait leur attention, ce qui a valu à plusieurs associations leur soutien sincère. Parmi les artistes qui avaient dessiné ces cartes postales, 5 ont perdu la vie dans cette tragédie : Cabu, Wolinski, Charb, Tignous et Honoré.

Bien évidemment, nous n’oublions pas les autres membres de ce journal ni les deux policiers qui ont été tués lors de cette fusillade. Nos pensées vont aussi vers leurs proches, leurs familles et leurs amis, ainsi que vers les blessés et toutes les personnes présentes lors de cette tuerie, profondément choquées.

Ci-dessous, dans l’émission L’Arène de France diffusée en direct sur France 2, Cabu était à nos côtés pour dénoncer la corrida (de 9,50 à 12 mn).

Sur cette photo, vous pouvez reconnaître Cabu, l’ancienne présidente du CRAC Europe, Patricia Zaradny, et l’actuel président de la FLAC, Thierry Hély.

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On ne vous oubliera jamais !


 

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Le 11 janvier, La FLAC était présente à Béziers, 2ème ville française taurine, afin de représenter cette cause qui était si chère à la rédaction décimée de Charlie Hebdo. Sous le regard noir d’aficionados biterrois… Ce qui n’aurait pas déplu à Cabu, Charb, Wolinski, Tignous, Honoré et tous les autres. 

Patrick FIORI, le revirement ?

En octobre 2006, lors d’une émission télévisée de Michel Drucker, membre du comité d’honneur de la FLAC, le chanteur Patrick Fiori signe avec conviction la pétition du CRAC pour l’abolition de la corrida. Voir l’article de La Provence.

Avant d’apposer sa signature, le chanteur fait le commentaire suivant : « C’est tellement évident que je signe !  C’est trop horrible ! ».

Mais voilà, il y a quelques semaines, Patrick Fiori sort un clip afin d’illustrer sa chanson « Choisir ». Et, surprise, que voit-on dans ce clip tourné dans les arènes de Béziers ?  Une véritable apologie de la corrida…

Alors question : Pourquoi, malgré sa signature, Patrick Fiori a-t-il choisi comme métaphore à sa chanson, la corrida ?  N’y avait-il donc pas d’autres exemples pour exalter le courage quand, au cours de sa vie, on est amené à faire un choix crucial ? Et en plus, sans doute le plus grave, les images de ce clip sont particulièrement édulcorées et ne montrent que des scènes outrageusement esthétisées. Rien à voir avec les atrocités des corridas !

Compte tenu de la notoriété de ce chanteur à succès, cet amalgame est très choquant. Surtout auprès des jeunes…

Nous allons contacter les attachés de presse de Patrick Fiori afin d’avoir une explication et de les sensibiliser sur l’image désastreuse qui sera désormais accolée à leur chanteur.

Le producteur de Patrick Fiori répond dans le Midi Libre. C’est tout de même un clip très maladroit qui laisse un goût amer…

 

La FLAC vous présente ses meilleurs voeux pour 2015

La FLAC vous présente ses meilleurs voeux pour 2015 dans les domaines qui vous sont les plus chers.

En ce qui concerne notre lutte, après 2014, riche en actions et en résultats positifs, la FLAC attend beaucoup de cette nouvelle année. Par exemple : l’inlassable dénonciation de notre Fédération du scandale des enfants confrontés aux atrocités des corridas sera appuyée par l’ONU. Sachant que cette organisation prestigieuse interpellera officiellement la France en 2015 sur cette problématique choquante. A cette occasion, de nombreuses personnalités politiques et de tous horizons nous apporteront leur soutien. Lire cet article du Midi Libre et cet autre sur notre propre site.

La corrida n’a jamais été aussi en danger. Aussi bien en France que dans tous les pays taurins. Même les aficionados le reconnaissent publiquement. Ce n’est pas un hasard… 

La situation de la corrida a été ébranlée par le récent vote du parlement européen dont la majorité des députés votants s’est exprimée pour la fin des subventions européennes aux éleveurs de taureaux destinés à la corrida ! Nous allons oeuvrer pour que 2015 voit enfin la fin de ces scandaleuses subventions, en obtenant les quelques voix encore nécessaires à cette victoire. Et pour en rester sur le plan financier, les organisateurs de ces spectacles commencent enfin à rendre des comptes au fisc : un premier (Robert Margé) vient en effet d’être condamné à payer plus de 240 000 € pour la seule année 2011 ! D’autres doivent suivre
Sur le terrain, 2014 a vu les manifestations et actions citoyennes se multiplier. Désormais, plus aucun de ces spectacles sanguinaires ne peut se dérouler sans que des opposants soient présents pacifiquement, en petit ou grand nombre, et ne fassent entendre leur voix. Là aussi, au nom de tous ces animaux suppliciés, 2015 verra se renforcer encore cette mobilisation.

Notre combat difficile contre ce dernier vestige des jeux du cirque est une cause noble. Et nous vous sommes infiniment reconnaissants d’être à nos côtés.

Bonne année !

Thierry Hély
Président de la FLAC

Le Fisc rattrape les organisateurs de corridas.

Robert Margé, éleveur de taureaux destinés à la corrida (mais également à la filière alimentaire), et organisateur de spectacles d’actes de cruauté et sévices sur bovins vient d’en faire les frais...

Ayant appliqué indûment sur ses « spectacles » un taux réduit de TVA auquel il n’a pas droit, l’organisateur a ainsi évité de régler à l’administration fiscale (et donc à la communauté…) des sommes très importantes. Pour la seule année 2011, un contrôle du fisc a permis d’exiger le paiement de 240 000 euro ! La somme correspond à ce que lui réclame le Fisc pour 2011, l’organisateur ayant continué à appliquer un taux erroné de TVA les années suivantes, l’addition finale risque d’être particulièrement salée  !

Robert Margé n’est pas le seul organisateur de spectacles tauromachiques à prendre de grandes libertés avec la réglementation, les recettes de ses activités et le Fisc. C’est également le cas de Simon Casas (directeur des arènes de Nîmes) ou des frères Jalabert. Simon Casas doit lui des sommes encore plus importantes au Fisc, avec à l’origine la même manipulation : déclarer et payer un taux réduit de TVA en lieu et place du taux normal auquel ce type de spectacles est assujetti.

Une fois pris la main dans le sac (bien garni), les organisateurs de corrida tiennent la bouche en cœur le même discours : il s’agît là d’un geste « militant«  destiné à obtenir du gouvernement un abaissement du taux de TVA pour les corridas, afin de permettre – entre autres – une baisse du prix des places et d’en faciliter ainsi l’accès à un public plus nombreux… Vu de l’extérieur, n’importe quel contribuable y verra plutôt une tentative de fraude qui a échouée. Le principe de la fraude est très simple, voire simpliste : prétextant que la corrida est inscrite (dans des conditions assez troubles d’ailleurs…) depuis 2011 à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de la France, les organisateurs décident par eux-mêmes d’appliquer à leur déclaration fiscale un taux réduit dont bénéficient les activités culturelles. Mais au niveau de la vente des billets, ils continuent d’appliquer un taux normal. La différence va donc directement dans les poches de l’organisateur de corrida : les spectateurs paient « plein pot », et la communauté (via le Fisc) perçoit une somme très largement minorée ! Une recette supplémentaire pour les fraudeurspardon, un « acte militant » pour ces idéalistes désintéressés.

On rappellera que celui qui est impliqué dans la fraude à la TVA la plus importante, Simon Casas, a plusieurs fois déclaré ces dernières années que ses spectacles connaissent une baisse de fréquentation. Une situation qui en 2013 a conduit a diminué le nombre de corridas présentées à Nîmes.La sonnette d’alarme a également récemment été tirée au sujet des difficultés financières de la filière tauromachique en Espagne. Alors, les sommes non versées au Fisc ces dernières années : militantisme idéaliste pour aider la corrida, ou tentative de donner un peu d’air à une situation financière de plus en plus compliquée ? L’homme en tous cas n’en est pas à son coup d’essai en la matière  : en 1996 déjà, le Canard Enchaîné lui consacrait un article !

 

Canard enchainé

 

Selon nos informations, ce type de carambouille pourrait également être de mise parmi des clubs ou associations tauromachiques bien moins connus. Et le militantisme anti-TVA n’y serait pour rien : peut-être plutôt la volonté d’éviter de régler à la communauté des sommes dont ces clubs ont tant besoin, face à des difficultés financières notamment dues à la baisse de fréquentation de certaines arènes…

 

Il est désormais de la responsabilité de l’État et de ses représentants de faire en sorte que les montants très importants dus par ces organisateurs soient enfin réglés. Et de mettre ainsi fin à une situation finalement bien représentative de corrida : un monde où règne en maître l’opacité, les « petits arrangements entre amis » et qui doit en grande partie sa survie à l’argent public, directement ou indirectement. Argent des subventions, tant au niveau local que sur le plan européen, et argent détourné grâce à ce type d’arnaque à la TVA !