SPARTACUS et corrida ! D’étranges similitudes…

Grâce à ce petit montage d’amateur, vous serez frappés par les troublantes similitudes existantes entre certaines scènes du film SPARTACUS de Stanley KUBRICK, et le rituel de la corrida. A tel point que des historiens se sont demandés si Stanley KUBRICK ne s’était pas inspiré sciemment de cette pratique cruelle pour réaliser son chef d’oeuvre ? Comme l’Historienne des arts et des mentalités, Elisabeth HARDOUIN-FUGIER, auteure, entre autres, du remarquable ouvrage universitaire : Histoire de la corrida en Europe du XVIII au XXI ème siècle.

Ce petit montage presque pédagogique devrait être vu par tous les aficionados…

Afin qu’ils méditent et se regardent dans une glace…

On pourra savourer également une magnifique intervention de notre regretté président d’honneur : le grand professeur Théodore MONOD.

Impact des corridas sur les mineurs ! Par le docteur Jean-Paul RICHIER.

Nous portons à votre attention cet article du docteur Jean-Paul Richier, psychiatre et animateur du collectif PROTEC – PROTégeons les Enfants des Corridas, publié dans la revue de la Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences – LFDA.

Ce texte fait le point sur une question prioritaire à nos yeux, celle des enfants confrontés à la violence de la corrida. Une question on ne peut plus d’actualité pour toutes les personnes concernées par l’impact de cette violence sur les enfants, et notamment dans un pays comme la France où la corrida existe encore !

Cette problématique particulièrement délicate sera abordée prochainement lors d’une conférence-débat organisée par la FLAC à Béziers, le samedi 20 juin.

CorrMinLFDA

Débat historique ! A visionner absolument !

Le 27 mai 2003, la chaîne Télé Toulouse, dans son émission « Parlons-en », laisse la parole en direct intégral à des anticorrida. Pour la première fois en France et sur une chaîne de télévision locale basée dans une région taurine, des propos iconoclastes et sans concession sont tenus sans la moindre censure. Des images complètement inédites et habituellement censurées à la télévision, extraites du film « Juste pour le plaisir », sont également diffusées lors de cette émission courageuse. Celle-ci passe en boucle 4 fois par jour pendant une semaine. Du jamais vu !

Compte tenu de la forte audience de ce débat, le monde taurin accuse le coup…

Espérons qu’une chaîne de télévision ait le courage de refaire une émission semblable, sans la censure… En 2015, cela ne manquerait pas de pertinence !

Il faut savoir que grâce à l’association Fenouillet Anti Corrida, membre de la FLAC (qui participait au débat), à force de ténacité et de dynamisme, les corridas ont disparu de la ville de Fenouillet. Ce fut une victoire éclatante hautement symbolique dans ce département de Haute Garonne où les aficionados rêvent d’un retour des corridas à Toulouse.

 

Une pétition pour la démocratie !

Devant l’absence de débat parlementaire concernant la corrida, la FLAC a mise en ligne une pétition destinée à réunir les signatures de tous les citoyens désireux de voir enfin la question de l’abolition abordée démocratiquement.

Notre ambition : démontrer qu’un tel débat est devenu incontournable et que cette question doit désormais faire l’objet d’un vote de nos parlementaires. Le temps est venu !

Nous avons besoin de votre signature ! Nous avons besoin de votre soutien !

Signez notre pétition

UNE LOI POUR ABOLIR LA CORRIDA !

Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre,
Présidence de l’Assemblée nationale,
Présidence du Sénat,
Présidences des groupes politiques parlementaires

Tandis que notre code pénal prévoit une peine de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende à l’encontre des auteurs d’actes de cruautés et sévices graves envers un animal domestique (ce qu’est le taureau dit « de corrida » ou « de lidia »), un alinéa présent dans l’article concerné exempte la corrida et ses acteurs de ces sanctions « lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée ».

Cette exception à l’application de la loi permet ainsi à la corrida de survivre dans les régions et villes où l’appel à la « tradition » encourage à supplicier et mettre à mort chaque année des centaines de jeunes taureaux de 2 à 5 ans, pour le plaisir et la distraction du public !

Plusieurs propositions de loi ont été déposées récemment afin de demander l’abolition de ces spectacles sanglants et dégradants. Malgré les demandes et l’action des parlementaires favorables à cette abolition, aucune n’a encore été mise à l’ordre du jour ! Cette situation ne peut plus durer.

La Fédération des Luttes pour l’Abolition des Corridas ne peut que regretter que malgré la très forte opposition et le rejet de la majorité des citoyens français selon de nombreux sondages, y compris dans les régions taurines, la corrida semble toujours protégée et exemptée de l’application des règles fondamentales du débat démocratique… La corrida serait-elle hors du champ républicain ?

Les signataires de cette pétition demandent au gouvernement français, aux responsables politiques et à l’ensemble des partis et formations représentées à l’assemblée nationale, de permettre enfin que l’une ou l’autre des propositions de loi existantes soit mise à l’ordre du jour et qu’ainsi la question de l’abolition de la corrida soit enfin abordée au sein de nos institutions.

Les politiques porteurs de ces propositions, leurs soutiens, les associations opposées à la corrida et les nombreux citoyens soucieux de mettre fin à cette pratique violente et cruelle doivent être entendus ! La corrida n’a pas à être artificiellement et arbitrairement maintenue à l’écart du champ d’application de la démocratie et de l’évolution de la loi, de la société et des moeurs.

Thierry Hély
Président de la FLAC (Fédération des Luttes pour l’Abolition des Corridas)

On ne soulage pas une souffrance par une autre souffrance

Alors que les associations humanitaires et caritatives prennent leur distance d’avec le monde trouble et violent de la corrida, l’association héraultaise france Adot 34 a pris la décision de cautionner cette sinistre pratique en acceptant un partenariat sulfureux avec le club taurin de Béziers CTPR « El Mundillo ».

Dans le cadre d’une séance publique de maltraitance animale pompeusement rebaptisée « Gala de bienfaisance », la bienfaisance culminera le 2 mai prochain avec les supplices et la mise à mort de 11 pauvres jeunes bovins. Les bénéfices (si bénéfices il y a…), ou du moins une partie, seront normalement reversés à l’association France ADOT 34, qui œuvre dans la collecte de fonds pour le don d’organes et de tissus humains.

La décision de cette association d’apporter ainsi sa caution à la barbarie n’a pas manqué de surprendre. Surtout quand on sait que la fédération nationale à laquelle appartient Adot 34, soit France Adot, est très justement opposée à la corrida  !

Affiche Gala Taurin 2 mai 2015 BéziersIMarie-Claire PAULET, présidente de France ADOT, a fait parvenir à la FLAC un courrier très clair à ce sujet et confirmant la déclaration officielle de cette fédération datant de 2001 : « Nous demandons aux associations affiliées à la fédération de ne pas participer à des corridas (type espagnol) qui provoquent la souffrance d’animaux et logiquement de ne pas accepter, si cela présentait, de fonds provenant de telles manifestations ».

Pourtant, l’association ADOT 34 a décidé de passer outre les consignes de sa fédération. Malgré tout, Henri GELIS, président départemental de ADOT 34, ne semble plus vouloir faire de publicité à ce sujet et a demandé à ce que son association ne figure pas comme partenaire sur les affiches du prochain spectacle d’actes de cruauté et sévices graves sur des taureaux qui se déroulera dans les arènes de Béziers… C’est un peu tard pour œuvrer dans la discrétion. La corrida serait-elle une maladie honteuse ?

Une attitude qui fait polémique, bien loin du sens éthique d’autres associations qui elles ont déjà refusé l’argent issu de cette pratique cruelle : « Laurette Fugain », « Association des Paralysés de France » (leur lettre jointe), « Association rêves d’enfants », « Les restos du coeur », pour n’en citer que quelques unes. En ce qui concerne cette dernière, sa présidente, Véronique Colucci, avait dit la chose suivante : « On ne soulage pas une souffrance par une autre souffrance ». Une déclaration que les dirigeants d’ADOT 34 devraient méditer…

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