Depuis 2024, pendant la Feria, l’Office du tourisme de Béziers initie la corrida aux profanes à l’aide d’un audiophone. Le nom de cette démarche : « La corrida chuchotée » . Tout un programme…
Le problème, et ce n’est pas nouveau, cette initiation tauromachique est complètement édulcorée et tronquée. A aucun moment, la grande souffrance du taureau couvert de plaies n’est évoquée. Les différents instruments tranchants qui pénètrent dans la chair du pauvre animal sont soigneusement maquillés par un vocabulaire souvent hispanique et abscons. Dans cette narration un peu particulière, seuls, l’esthétisme et les gestes codifiés sont exposés. Le taureau, en tant qu’être sensible n’existe pas… Et nous ne parlons pas des malheureux chevaux confrontés à un stress extrême.
Ce manque d’objectivité de la part de l’Office de tourisme dépendant de la mairie de Béziers est proprement scandaleux ! Il s’agit de mensonges par omission caractérisés destinés à un public ignorant parfois très jeune .
La FLAC , aidée en cela part des collectifs de vétérinaires et de psys , alertera les autorités, les politiques et nos juristes. Mentir aux touristes de cette manière insidieuse est particulièrement malhonnête et choquant !
En écoutant cet enregistrement édifiant d’une conférencière de l’Office de tourisme de Béziers, vous allez tout comprendre…
Thierry Hely
Président de la FLAC


Tout à fait d accord avec Me Nguyen Phong. Le ressenti du taureau (dans son ensemble) et je ne parle pas de l’horreur de la douleur, 😣 n est pas un instant évoqué ! ! La ville souhaite avant tout attirer les spectateurs…. Je ne comprends pas que l on puisse se réjouir d un tel spectacle ? Ni plus ni moins une mise à mort dans des conditions les plus cruelles qui soient !
A croire que ça devient une habitude… L’office de Tourisme de Barbotan dans le Gers a tendance aussi à répondre à ses touristes qu’il n’y apas de souffrance animale à la corrida de Cazaubon, dont ils vendent les billets, ni de violence ou d’actes de cruauté. A Plaisance du Gers même son de cloche, on oublie de parler des banderilles et de la mise à mort pour les novilladas de la fête locale.
C’est tellement sordide ces spectacles que ceux qui en font la communication en oublient la réalité. Pourtant personne n’ignore que les bovins souffrent dans une corrida, ça a été déclaré dans un communiqué par l’ordre national des vétérinaires, ça a largement été détaillé par le vétérinaire José Enrique Zaldívar, devant le parlement catalan, le 4 mars 2010. Personne ne peut ignorer que les piques, les banderilles, lés épées et autres armes blanches employées sur ces animaux les blessent avec cruauté. Personne ne peut ignorer que pour la loi et pour nous toutes et tous les animaux sont des êtres doués de sensibilité… sauf peut-être pour l’office de tourisme de Béziers?
C’est donc en connaissance de cause que l’office de tourisme présente un e version tronquée, toute à l’honneur d’une sorte d’esthétisme maniéré en complet désaccord avec les lois de protection des animaux.
Parler de la corrida, surtout à des non-initié-e-s, c’est expliquer chaque phase de ces 20 minutes de torture d’animaux enfermés, esseulés, perdus dans le bruit de la foule qui l’entoure, isolé face à un groupe d’humains qui le harcèlent.
L’office de Tourisme de Béziers oublie d’expliquer cette réalité.
Ce faisant il semble que l’Office de Tourisme, dans son rôle d’information, soit en contradiction avec la charte de sa profession.
Les mots exprimés lors de ce reportage explicatif de la « corrida chuchotée » en disent longs.
L’art qui va être déployé, les codes de la corrida, profiter, comprendre, apprécier !
Découverte de cette pratique mortifère en faisant un parallèle avec le commentateur sportif d’un match de tennis.
L’humain dans toute sa splendeur amène par la douleur et la torture un taureau à rentrer dans le soi disant art codifié pour le sacrifier en le poignardant à mainte reprise quand le fer est faible (comme souvent).
Douleur également du cheval renversé parfois qui est forcé de participer à cette « danse » funèbre et honteuse.
Manque dans ces chuchotements douleurs, sang, massacre, sacrifice….
Mais, le mensonge n’est il pas l’art des pro corrida!
Que dire de l’Office du tourisme de Béziers, qui choisit de mettre en valeur la corrida comme vitrine culturelle ? Ce choix n’est pas neutre. Il revient à cautionner une pratique controversée, fondée sur la souffrance, au lieu de promouvoir les innombrables richesses patrimoniales, naturelles et festives de la région. L’Office serait mieux inspiré de prendre ses distances avec cette pratique violente et de s’engager pour un tourisme éthique, fédérateur et respectueux du vivant.
Il est temps de poser les bonnes questions et que la ville de Béziers se réveille ! Pourquoi financer une activité qui ne tient que par perfusion publique ? Pourquoi ignorer les priorités sociales au profit d’un folklore sanglant ? Pourquoi refuser le débat sur l’éthique et la responsabilité budgétaire ? Pourquoi un organisme censé valoriser le territoire choisit-il de s’associer à une pratique qui le ternit ?
La corrida ne doit plus être un privilège subventionné. Dans une France en quête de justice sociale et de cohérence écologique, chaque euro public doit être compté, justifié, et orienté vers l’intérêt général. Et chaque institution publique, à commencer par les offices de tourisme, devrait se demander ce qu’elle veut vraiment incarner.
absolument effarée en écoutant les propos de cette guide de l’Office de Tourisme de Béziers…
il fut un temps où ce genre d’organisme, – promouvant diverses ressources, activités et autres propositions touristiques de leur ville – se nommait Syndicat d’Initiative.
Ici quelle « initiative » ! dans le droit fil des convictions tauromachiques proclamées et confirmées de la mairie biterroise,
on ne peut que constater que la guide s’emploie, avec un enthousiasme remarquable, à satisfaire des injonctions ; « la voix de son maître » ? ; serait-ce là la raison du silence opposé aux interrogations de la FLAC ?
mépris… ? alors qu’un questionnement, émanant de toute personne sensée, mérite réponse ?
les « valeurs » taurines tant autocélébrées n’incitent pas à la courtoisie ?
embarras ? les taurins manient pourtant la prose fallacieuse avec virtuosité ; des pages et des pages, pour défendre l’indéfendable…
mais que répondre s’agissant de la réalité : soit la souffrance d’un animal torturé, de sa réification délibérée ?
je retiens au final que ce dispositif n’est qu’artifice trompeur tentant de ranimer un goût pour les spectacles sanglants et freiner une fréquentation en baisse ; se parer d’un label « pédagogique », profiter d’une aubaine pour parler soi disant art et technique… glose traditionnelle éhontée qui a pu convaincre mais n’agit plus sur les consciences actuelles éveillées.
en aucun cas, dans ce discours chuchoté, allusion à la souffrance, au stress, aux blessures, à l’acharnement sur un animal piégé.
ce silence de l’Office de Tourisme n’est qu’aveu, les taurins éprouveraient donc une frilosité à aller jusqu’au bout de la vérité ?
à savoir qu’ils mettent en scène la mort d’un taureau, dans des conditions dont les « codes » n’ôtent rien à l’ effroyable, et que les meuglements de l’animal n’ont rien d’un chuchotement, eux.
C’EST TRES GRAVE lorsqu’on n’assume pas son rôle d’information honnête, mission rémunérée par des fonds publics.