Bien souvent, honteux, les amateurs de corrida n’osent pas avouer l’importance de la mort du taureau. Ils le nient avec aplomb :  « Non, on ne va pas aux arènes pour voir mourir un taureau !  Ce n’est pas important, ce qui compte avant tout, c’est la beauté et le faste de la corrida ! »  Combien de fois l’avons nous entendu.  Quel mensonge !  Pour s’en convaincre, il suffit de visionner ce court extrait saisissant du film d’amateur Juste pour le plaisirDans ces images, la jubilation et l’extase du public qui accompagnent par ses applaudissements la lente agonie du pauvre animal en est la preuve spectaculaire. Voir lien ci-dessous.

Oui, la mort du taureau procure bel et bien une jouissance pour ce public dénué de toute compassion. Le célèbre directeur des arènes de Nîmes Simon Casas, ne disait-il pas, dans l’un de ses livres :

«L e taureau est né pour aimer…

Faire l’amour au taureau, c’est sûr, c’est impudique, c’est beau, il vient vers vous, pas pour vous encorner, mais pour aimer !

La muleta tirée sur le sol comme une langue qui inviterait pour un profond baiser, le spectateur se fait voyeur, c’est à un coït que l’on assiste, un orgasme collectif, à Bayonne la corrida est vaginale…»

Simon CASAS, Taches d’encre et de sang, Editions au Diable de Vauvert.

Sans commentaire… Pour les psys, il y a vraiment de la matière première…

L’intégralité du Juste pour le plaisir ci-dessous.

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À lire de toute urgence : « Corrida, culture de la violence » de Francis Allouchery, le nouveau secrétaire de la FLAC.