Double succès pour l’exposition anticorrida « L’autre réalité de la corrida » à Béziers

L’exposition anticorrida itinérante « L’autre réalité de la corrida » a reçu un double succès lors de son installation à Béziers, les 26 et 27 octobre 2018. La première édition s’était déroulée à Bordeaux, suscitant des réactions enthousiastes unanimes.

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Pour cette nouvelle présentation, la FLAC, en collaboration active avec No Corrida, avait pris le risque de choisir la deuxième place taurine de France en terme de réputation, Béziers, et dans son lieu le plus prestigieux, le Palais des Congrès. Saluons l’attitude parfaite du maire de la ville, Robert Ménard, tout au long de cet événement alors qu’il subissait des pressions ahurissantes du milieu taurin local.

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Les aficionados biterrois se déchirent avec le maire en raison de notre simple présence

Ce pugilat étalé sur la place publique par médias interposés a constitué une première réussite pour nous : rendre les aficionados furieux du simple fait de notre présence, au point de s’en prendre violemment au maire qui est lui-même sans aucun doute procorrida, mais qui n’en oublie pas pour autant de respecter la liberté d’expression, ce qui est tout à son crédit.

Le lobby taurin a utilisé des mots d’une rare violence pour tenter de nous dénier ce droit pourtant garanti par notre Constitution, allant jusqu’à qualifier notre simple présence de « viol du sol de Béziers ». Relevons l’incroyable outrance ainsi que le mépris total pour la liberté d’expression et de circulation d’oser nous comparer à des violeurs, s’agissant d’une exposition de photos et de citations de personnalités anticorrida, aussi pacifique que légale, et prétendre que la ville de Béziers serait une sorte de mausolée au-dessus des lois dans lequel il est interdit, voire profanateur, de se trouver si on n’aime pas les corridas.

Avouons-le, ces diatribes nous ont fait beaucoup rire tellement elles étaient boursouflées de bêtise, démesurées et délirantes. Nous les avons d’ailleurs affichées au sein de l’exposition.

La cérémonie de clôture a connu une belle fréquentation

Une bonne centaine de personnes se sont pressées à la cérémonie de clôture et il s’agit là du second succès de notre exposition qui a ainsi montré qu’elle pouvait obtenir une belle fréquentation, y compris dans un lieu aussi hostile à nos convictions. Dans un souci de dialogue, les principales figures taurines françaises ont été invitées à la cérémonie, et particulièrement les clubs taurins biterrois. Quelques rares aficionados sont passés lors des deux jours, mais aucun n’était là lors des prises de paroles et des discussions lorsque Thierry Hély, président de la FLAC, leur a proposé d’intervenir s’ils le souhaitaient. Pas sûr que nous aurions bénéficié des mêmes égards s’il s’était agi d’une manifestation procorrida.

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Quoi qu’il en soit, après avoir fait beaucoup de bruit dans les médias et sur les réseaux sociaux en affirmant sur tous les tons qu’ils viendraient et seraient « vigilants », ils se sont déballonnés, comme toujours, en brillant par leur absence. Trois exceptions tout de même, pendant un moment creux où ils étaient les seuls présents : Hugues Bousquet, alias “le taure roge”, farouche défenseur de la corrida à Béziers, Stephan Guin, chroniqueur taurin au Midi Libre et, surtout, Benoît d’Abbadie, chargé des spectacles taurins à la mairie de Béziers, qui sont venus débattre avec nous.

Pour l’anecdote, ce dernier, par exemple, dans son argumentaire, s’est complètement mélangé les pinceaux en admettant que le combat entre le taureau et le torero était effectivement “inégal mais loyal“. Ah bon ? lui avons-nous répondu, mais si c’est inégal, cela ne peut pas être loyal ? Il y a une nuance sémantique qui nous échappe ? Expliquez-nous ? Réponse : “Euh, oui, en effet, mais bon… on ne se comprendra jamais !“. Les échanges furent parfois un peu rudes, mais sont restés toujours respectueux.

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Des interventions riches d’informations

Lors des prises de paroles animées par Thierry Hély, David Joly et Roger Lahana – respectivement président, trésorier et secrétaire fédéral de la FLAC – divers sujets de fond ont été présentés et ouverts aux questions de l’assistance : le recul des corridas en France et particulièrement à Béziers, les techniques de financement des corridas y compris le recours massif à la fraude fiscale pendant plusieurs années (passionnante intervention de David Joly qui a décortiqué tous ces mécanismes avec précision, en particulier les agissements de Robert Margé, de la famille Jalabert et de Simon Casas), les relations entretenues par les dirigeants de la FLAC et de No Corrida avec les députés abolitionnistes, la question majeure de l’accès des mineurs aux tortures tauromachiques que ce soit en tant que spectateurs sur les gradins des arènes ou qu’apprentis tortionnaires dans les écoles taurines françaises dont celle de Béziers, financée grassement par la mairie année après année, et bien d’autres.

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La chanteuse Stone, très engagée contre la corrida, avait tenu à être parmi nous et a fait une déclaration aussi énergique qu’émouvante sur le sujet. Parmi les personnes du public qui sont intervenues par leurs commentaires détaillés, citons Robert Clavijo, président du COLBAC, fin connaisseur de la tauromachie et du milieu taurin biterrois, et Denis Boulbès, fondateur du CAAC à Carcassonne, qui a relevé que les rares personnalités historiques mises en avant par les aficionados étaient toutes suicidaires ou gravement perturbées mentalement (Hemingway, Leiris, Montherlant, Cocteau, etc.).

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Audrey Duton, conseillère municipale à Carcassonne venue en tant que simple citoyenne, a fait une intervention remarquée sur le scandale du comportement du président du Comité départemental olympique et sportif de sa ville.

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Des soutiens multiples et prestigieux

Nous avons projeté des soutiens vidéo envoyés par la députée Samantha Cazebonne (LREM, vice-présidente du groupe d’étude Condition animale à l’Assemblée) et l’eurodéputé Pascal Durand (EELV, énergiquement engagé depuis toujours contre toutes les formes de souffrances animales à commencer par la corrida).

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Une interview vidéo du psychiatre Jean-Paul Richier a permis de mieux comprendre les mécanismes psychologiques de déni et de dissonance cognitive qui caractérisent les taurins, ainsi que le sadisme qui les habitent, au sens psychopathologique du terme. Il a également expliqué pourquoi il était impossible de dialoguer sur le fond entre anti et procorrida.

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D’où l’intérêt, dans nos efforts d’information, de nous concentrer avant tout sur le grand public et bien sûr les parlementaires à même de modifier la loi plutôt que de tenter de convaincre quelque aficionado que ce soit de changer d’avis (d’autant plus qu’ils sont devenus ultra-minoritaires en France).

Enfin, une vidéo extraite d’un documentaire de Thierry Hély, « Juste pour le plaisir », a montré l’attitude effrayante et sans pitié du public des arènes au moment de la mise à mort, riant et applaudissant pendant que l’animal supplicié agonise, tombe et meurt. A ce moment précis, la démonstration précédente du psychiatre prenait tout son sens…

Nous avions également reçu des soutiens écrits de diverses personnalités telles que Valérie Pécresse, Anne Hidalgo, Rama Yade, Yolaine de la Bigne, Corine Pelluchon, Walter Spanghero, Thyphanie Degois et d’autres. Citons également la présence de Frédéric Freund, président de l’OABA et secrétaire de l’Alliance anticorrida.

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Après les différentes interventions, l’artiste Tristan nous a interprété avec talent plusieurs chansons accompagné de sa guitare, dont bien sûr « La corrida » de Francis Cabrel et quelques compositions personnelles.

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La soirée s’est conclue par un buffet généreux – entièrement végétarien et végétalien – particulièrement succulent.

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Une exposition très demandée par plusieurs autres villes

Plusieurs villes nous ont déjà contactés pour nous demander de venir y installer notre exposition. Nous répondrons volontiers à ces demandes sympathiques au fur et à mesure de nos possibilités. N’oublions pas que nous sommes tous des bénévoles, que la logistique induite est significative et le coût conséquent – et nous, nous ne touchons aucune subvention à la différence des organisateurs de corrida, nos seules sources de financement étant nos adhérents associatifs et les dons que nous recevons.

A très bientôt ailleurs en France, dès que nous le pourrons !

Roger Lahana
Secrétaire fédéral de la FLAC, président de No Corrida

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Robert Margé : sortez les gilets de sauvetage !

Le 26 septembre 2017, nous révélions que le Président du tribunal de commerce de Béziers avait récemment engagé une procédure de sauvegarde à l’encontre de la SAS du plateau de Valras, la société de Robert Margé en charge de l’organisation des sévices graves et actes de cruauté érigés en spectacle au sein de la cité biterroise.

Comme expliqué à l’époque, il s’agit d’une sorte de sursis accordé à une société se trouvant en grande difficulté. Après une période d’observation de six mois (renouvelable une fois), le tribunal de commerce juge si ladite société est apte à poursuivre ou non son activité.

Qu’en est-il à ce jour de l’entreprise de Monsieur Margé ? Nous allons voir que le ciel est très, très loin d’être bleu azur…

Chouette, des bénéfices !

Bien que fervents adversaires de la barbarie des arènes, il est de notre devoir de rester un minimum objectif et de ne pas tout peindre en noir au simple motif que Monsieur Margé en est, lui, un adepte.

Saluons donc son exercice 2017 qui a permis de renouer avec des résultats positifs puisque la SAS du plateau de Valras affiche un bénéfice de 21 854 €. Nous ne saurons pas comment s’est précisément formé ce bénéfice puisque, depuis que Monsieur Margé sait que nous nous intéressons à ses comptes, il prend bien soin de ne déposer au greffe que le strict minimum légal. Étrange, lui qui préfère de très loin le faste à la discrétion.

Après la perte de près d’un demi-million d’euros réalisée en 2016, il s’agit là d’une performance exceptionnelle.

Les mauvaises langues diront qu’à ce rythme et qu’au vu de l’état déplorable des pertes cumulées (461 622 €), il va falloir pas moins de 21 années consécutives afin de les combler.

Après tout, pourquoi pas ? Eh bien parce que d’une part, la torturomachie aura disparu depuis bien longtemps. Et, d’autre part, parce qu’il y a de fortes chances que Monsieur le juge fasse très bientôt entendre le clap de fin.

Messieurs les créanciers, croisez les doigts

En effet, comme indiqué précédemment, une procédure de sauvegarde est ouverte depuis le 13 septembre 2017, à l’initiative du tribunal de commerce de Béziers qui a jugé utile de nommer un mandataire judiciaire.
Après une période d’observation de neuf mois, un état des créances a été déposé au greffe le 12 juin 2018. Cet état est censé reprendre l’ensemble des dettes nées avant le lancement de la procédure de sauvegarde.
Le juge en charge du dossier peut alors statuer en faveur de la mise en place d’un plan de remboursement s’il estime que la société présente toutes les garanties pour respecter les échéances de remboursement qui s’étalent sur une période maximale de dix ans. Sans quoi, l’option du redressement judiciaire ou de la liquidation judiciaire est enclenchée.

Avec un passif affiché d’un million d’euros, les échéances risquent d’être lourdes.

Un commissaire aux comptes qui prépare sa défense

Quelle sera donc la suite donnée à ce dépôt d’état des créances ? Nous l’ignorons. Cependant, il y a un individu qui la voit plutôt d’un mauvais œil et qui semble penser que la situation commence à sentir très fortement le soufre. Cet individu est ni plus ni moins que le commissaire aux comptes de la société.

Pour rappel, ce dernier a pour mission de réaliser un audit afin de vérifier que les comptes annuels établis présentent un degré de régularité et de sincérité conforme aux normes légales.

Le rapport relatif à 2017 a été établi le 28 juin 2018, soit seize jours après le dépôt d’état des créances dont il avait, par conséquent, pleinement connaissance.

Depuis plusieurs années, le rapport dudit commissaire aux comptes ne dépasse jamais les deux pages. Pour l’exercice 2017, ce n’est pas moins de quatre pages où l’auteur ne cesse de rappeler les limites de sa responsabilité vis-à-vis des agissements de la société.

Nous vous livrons quelques-uns de ces passages avec les commentaires qu’ils suscitent :

Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance qui nous sont applicables, sur la période du 1er janvier 2017 à la date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes.

Pourquoi le commissaire aux comptes se sent-il soudain obligé d’indiquer qu’il n’a pas fourni de services interdits qui le rendraient complice de falsification des comptes annuels ?

En application de la loi, nous vous signalons que les informations relatives aux délais de paiement prévues à l’article D.441-4 du code de commerce, pris en application de l’article L.441-6-1 dudit code, ne sont pas mentionnées dans le rapport de gestion.

En fait, cette obligation légale n’est pas respectée par la SAS du plateau de Valras depuis plusieurs années, sans que cela n’ait gêné le commissaire aux comptes jusqu’ici. Étrangement, ce rappel à la loi intervient deux semaines après le dépôt d’un état de créances où le tribunal va s’intéresser aux délais de paiement…

Il appartient à la direction d’établir des comptes annuels présentant une image fidèle conformément aux règles et principes comptables français ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu’elle estime nécessaire à l’établissement des comptes annuels ne comportant pas d’anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs.

Tout de suite les gros mots ! Comme si le monde de la tauromachie s’adonnait à de la fraude, notamment fiscale…

Lors de l’établissement des comptes annuels, il incombe à la direction d’évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation […] sauf s’il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.

Monsieur le commissaire aux comptes disposerait-il d’une information exclusive sur une prochaine cessation d’activité, ou a-t-il des doutes sérieux quant à l’avenir proche de son client ?

Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes annuels pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives […] Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs.

Décidément, c’est une fixation !

Comme précisé par l’article L 823-10-1 du code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.

Formule à l’élégance rare pour signifier que la société auditée est gérée n’importe comment et que ça sent drôlement le sapin pour elle.

Et comme l’ensemble de ces remarques ne semblent pas suffisantes pour dédouaner leur auteur, s’ensuit une pleine page de la description détaillée des responsabilités du commissaire aux comptes. Comprenez les limites de ces responsabilités.

Plus que jamais, l’épilogue de cette supercherie sur fond d’effusion de sang n’a jamais été aussi proche.

David Joly
Trésorier de la FLAC et de No Corrida

Première exposition anticorrida à Béziers !

Après son franc succès à Bordeaux, la FLAC vous annonce que le Palais des Congrès de Béziers accueillera son exposition anticorrida itinérante, “L’autre réalité de la corrida…”. Sur deux jours :  le 26 octobre 2018, de 10 h à 20 h et le 27 octobre, aux mêmes horaires.

Comme pour la Capitale de La Nouvelle Aquitaine, dans un souci de dialogue, les principales figures taurines françaises seront invitées à l’inauguration. Et particulièrement les clubs taurins biterrois.

Le Maire de Béziers, M. Robert Ménard, et tout son conseil municipal, entre autres, seront conviés à cet évènement sans précédent dans la Cité Cathare.

Nous précisons que le nouveau ministre de la transition écologique, M. François de Rugy, s’était engagé à plusieurs reprises en signant des PPL contre la corrida.

Ce sera la première ville taurine où notre exposition sera présentée au public et aux médias. Trois thématiques seront mises en exergue :  “L’impact des corridas sur les enfants”, “Le martyre des chevaux de corrida”, et “Le comportement et la psychologie du public de corrida”.

A cette occasion, de courts extraits du film anticorrida “Juste pour le plaisir”, tourné à Béziers le 12 août 2000 lors de l’alternative du torero biterrois M. Sébastien Castella, seront projetés afin d’étayer les thématiques. Une vidéo percutante du Député Européen M. Pascal Durand, membre du comité d’honneur de la FLAC, sera également diffusée.

CEREMONIE DE CLOTURE le 27 octobre à 19 h en présence de personnalités de tous horizons.

ENTRÉE OUVERTE AU PUBLIC. VENEZ NOMBREUX !

Palais des Congrès
29, Avenue Saint-Saëns
34300 Béziers

Thierry Hély
Président de la FLAC

www.flac-anticorrida.org

06 23 94 84 83

Merci à Bordeaux pour cette première anticorrida en France !

Le 10 juillet, jusqu’au 16, restera comme une date qui marquera notre cause éthique. Voir tous les détails complets dans l’article de l’association anticorrida No Corrida, membre de la FLAC et très impliquée dans cet événement.

Étant resté une semaine avec deux ou trois militants que je remercie infiniment, les anecdotes marquantes et parfois croustillantes ne manquent pas… Premier choc !  La demi-finale de la coupe du monde avec la France tombe exactement le même soir que notre inauguration avec les personnalités et les médias. Malgré cela, au plus fort de la soirée, nous étions 150. Sans cette demi-finale, nous aurions été le double avec beaucoup plus de journalistes. Voir l’article de No Corrida. Ce qui fait la spécificité de notre exposition est son lieu : Bordeaux, qui compte pas moins de 14 clubs taurins… Merci à la mairie et en particulier à son maire, Monsieur Alain Juppé.

Dans un souci de dialogue, nous avions pris soin d’inviter une centaine de spécialistes taurins dont certains résidant à Bordeaux. Résultat : aucun n’a répondu ni n’est venu ? Par conséquent, une question se pose : les aficionados qui n’ont que les mots “courage” et “bravoure” à la bouche, quand nous les convions à venir échanger nos arguments de manière respectueuse sur leur propre territoire, ne viennent pas ? Quel paradoxe ! Cherchez l’erreur ? Pour être honnête, certains, venus par hasard sans avoir été invités, furent parfaitement corrects. Nous avons remarqué que leurs arguments, toujours empreints d’esthétisme et de romantisme, ne résistaient pas devant la monstrueuse pique de picador que nous sortions de son fourreau sous leur nez. En précisant bien que cette dernière pouvait pénétrer jusqu’à près de 20 centimètres de profondeur dans le but de détruire le muscle de la nuque du taureau.

Et nous ne parlons pas des harpons/banderilles et autres manipulations préalables… Comment, dans ces conditions, osent-ils parler de combat loyal et respectueux contre ce superbe animal ? A ce moment précis, nous les sentions déstabilisés devant une telle évidence… Les citations féroces anticorrida affichées dans la salle, de grands humanistes, n’étaient pas faites non plus pour les réjouir…

Autre moment très important : avec l’accord de leurs parents, nous avons pu sensibiliser les enfants sur le respect que l’on doit aux animaux en général et à ceux des corridas en particulier.

Le jour de la finale, notre exposition, toujours ouverte au public, entourée d’écrans géants, dans un climat d’euphorie collective indescriptible, avec près de 1500 personnes, dont des aficionados imbibés de bière qui commençaient à nous provoquer, nous questionna… Fallait-il prendre le risque de laisser ouverte au public notre exposition anticorrida ? Après concertation, nous l’avons pris, en prêtant même des chaises à des spectateurs. De jeunes rugbymans étaient même prêts à intervenir en cas d’agression physique. Attitude exemplaire qui reflète bien les valeurs du sport. Comme la véritable légende vivante du rugby français, Monsieur Walter Spanghero, anticorrida notoire et membre de la FLAC. Merci à eux !

Conclusion :  grâce à cette exposition, la FLAC et No Corrida ont pu révéler au public visiteur des vérités sur la corrida toujours savamment dissimulées par le monde taurin… À la découverte des armes utilisées contre le taureau et des véritables conditions de ce massacre, le public était souvent saisi de stupeur !

Surtout, nous avons créé un précédent parfaitement réussi et pas dans n’importe quelle ville. Prochaine étape et prochaine ville ? Pour l’instant, mystère, vous le saurez assez tôt…

Encore un grand merci à tous pour votre soutien sans faille dans cette belle aventure ! Et particulièrement à celles et ceux qui sont venus de loin.

Sans oublier Madame Simone Veil qui était très proche de Monsieur Alain Juppé. L’ancienne ministre d’État n’avait pas hésité de rejoindre la FLAC en 2011.

A très bientôt !

Thierry Hély
Président de la FLAC

Attention les enfants, images sanglantes !

Après Béziers en 2017, Bordeaux, à la demande de la FLAC, impose une affichette d’avertissement à l’attention des enfants, à l’occasion d’une exposition taurine du 9 au 14 janvier 2018. Les médias s’en font l’écho. Il s’agit du musée itinérant “tauromachies universelles” initié par l’ONCT.  Notre Fédération en profite pour demander aux services culturels du maire, Alain Juppé, de disposer à notre tour d’une salle afin de révéler l’autre réalité de la corrida… Par exemple, contester, avec de grands préhistoriens, les affirmations fallacieuses selon lesquelles Lascaux, entre autres, serait le berceau de la tauromachie espagnole.

Dénoncer la présence des enfants confrontés aux atrocités des corridas et évoquer les grandes figures humanistes qui se sont érigées contre cette barbarie. Tout cela étayé par de la documentation rigoureuse : scientifique, littéraire et philosophique. Le tout agrémenté par des visuels grand format et percutants. Sans violence sanguinaire. Pas besoin d’affichettes… Contrairement à l’exposition de l’ONCT…  Et à notre grande et agréable surprise, dans la mesure où Bordeaux est la capitale de la Nouvelle Aquitaine, région la plus taurine de France, le chargé de la culture de la mairie de Bordeaux nous donne son accord ! Ce n’était pas gagné… La preuve, il y a quelques années, Dax nous avait refusé une salle pour une conférence de même nature…

Bientôt, à Bordeaux, en matière tauromachique, la liberté d’expression sera une réalité.

Encore merci à ses services culturels !

Thierry Hély, président de la FLAC