Devant l’absence de débat parlementaire concernant la corrida, la FLAC a mise en ligne une pétition destinée à réunir les signatures de tous les citoyens désireux de voir enfin la question de l’abolition abordée démocratiquement.
Notre ambition : démontrer qu’un tel débat est devenu incontournable et que cette question doit désormais faire l’objet d’un vote de nos parlementaires. Le temps est venu !
Nous avons besoin de votre signature ! Nous avons besoin de votre soutien !
UNE LOI POUR ABOLIR LA CORRIDA !
Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre,
Présidence de l’Assemblée nationale,
Présidence du Sénat,
Présidences des groupes politiques parlementairesTandis que notre code pénal prévoit une peine de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende à l’encontre des auteurs d’actes de cruautés et sévices graves envers un animal domestique (ce qu’est le taureau dit « de corrida » ou « de lidia »), un alinéa présent dans l’article concerné exempte la corrida et ses acteurs de ces sanctions « lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée ».
Cette exception à l’application de la loi permet ainsi à la corrida de survivre dans les régions et villes où l’appel à la « tradition » encourage à supplicier et mettre à mort chaque année des centaines de jeunes taureaux de 2 à 5 ans, pour le plaisir et la distraction du public !
Plusieurs propositions de loi ont été déposées récemment afin de demander l’abolition de ces spectacles sanglants et dégradants. Malgré les demandes et l’action des parlementaires favorables à cette abolition, aucune n’a encore été mise à l’ordre du jour ! Cette situation ne peut plus durer.
La Fédération des Luttes pour l’Abolition des Corridas ne peut que regretter que malgré la très forte opposition et le rejet de la majorité des citoyens français selon de nombreux sondages, y compris dans les régions taurines, la corrida semble toujours protégée et exemptée de l’application des règles fondamentales du débat démocratique… La corrida serait-elle hors du champ républicain ?
Les signataires de cette pétition demandent au gouvernement français, aux responsables politiques et à l’ensemble des partis et formations représentées à l’assemblée nationale, de permettre enfin que l’une ou l’autre des propositions de loi existantes soit mise à l’ordre du jour et qu’ainsi la question de l’abolition de la corrida soit enfin abordée au sein de nos institutions.
Les politiques porteurs de ces propositions, leurs soutiens, les associations opposées à la corrida et les nombreux citoyens soucieux de mettre fin à cette pratique violente et cruelle doivent être entendus ! La corrida n’a pas à être artificiellement et arbitrairement maintenue à l’écart du champ d’application de la démocratie et de l’évolution de la loi, de la société et des moeurs.
Thierry Hély
Président de la FLAC (Fédération des Luttes pour l’Abolition des Corridas)


Arrêtons la barbarie !!! cette pratique obscurantiste n’a plus sa place dans une société soit disant « civilisée! »
pour l’abolition immédiate de cette atrocité !!!!
POUR L ABOLITION IMMEDIATE DE CETTE ATROCITE !!!!!!
Arrêtons les corridas en FRANCE et partout d’ailleurs.Nous sommes au 21ème siècle !!!
je signe cette pétition car je ne supporte plus la cruauté des hommes face aux animaux ! il faut que le monde change et que l on se tourne vers plus d amour envers tous les etres vivants de cette planete ! meme si ce sont des coutumes ancestrales et culturelles il y a toujours une meme fin c est la mort d un animal ! STOP ! le monde doit evoluer ! avec la fin et l extermination du monde animal l homme qui se croit tout puissant court aussi a son extermination !
La corrida n’est pas une tradition mais une importation iberique. Interdite sur le territoire français, elle n’est que tolérée depuis le début des années cinquante dans une petite partie du Sud de la France.
En Espagne la corrida a été interdite par décret en juillet 1937 par le « Fronte Popular » puis remise au goût du jour par le dictateur Franco. A l’heure actuelle, même l’Espagne d’où vient la corrida, ne veut plus de cette pratique. La Catalogne espagnole, région phare de l’Espagne, l’a interdite en 2010.
Réduire la culture du sud de la France à la seule corrida est un non-sens. Il existe bien des façons d’honorer les Landes, Midi-Pyrénées ou le Languedoc Roussillon. Le patrimoine culturel de ces régions est immensément riche et gagnerait à être débarrassé de la tauromachie qui le gangrène12. La réputation des villes tauromachiques est altérée, les touristes évitent ces endroits, une mauvaise ambiance s’installe. La corrida n’est pas un sujet consensuel, il s’ensuit inévitablement des tensions dans ces villes.
On peut remercier Frédéric Mitterrand d’avoir créé cette situation. Non seulement cette inscription est inique, car elle reconnaît une pratique sévèrement punie par la loi sur 90 % du territoire national13, mais de plus elle s’est faite dans des conditions de conflit d’intérêts scandaleux14. Pourtant, le ministère reconnaît officiellement que cette inscription n’est qu’un inventaire et ne constitue en rien une reconnaissance ou un soutien à la tauromachie. Ses partisans s’en sont abusivement emparés pour légitimer leur pratique cruelle15.
S’intéresser au sort des autres animaux n’implique pas de se désintéresser de celui des humains. Savez-vous par exemple que la corrida génère une accoutumance à la violence, et autres troubles psychologiques chez les enfants que l’on force à assister à ce genre de spectacle ? 1
D’autre part, le fait que les humains souffrent n’est pas une excuse pour négliger les autres problèmes. Quand nous faisons nos achats, quand nous nous prélassons devant notre télé, personne ne nous reproche de ne pas penser aux populations en détresse. Serait-il mieux de ne rien faire que de se battre pour cette cause ? De plus, de nombreux militants anticorrida sont aussi engagés dans des œuvres caritatives.
C’est plutôt aux tortionnaires d’animaux qu’il faudrait s’adresser en leur disant qu’au lieu de passer leur temps à martyriser les animaux, ils feraient mieux de le consacrer à soulager la misère humaine. Au lieu de donner des subventions publiques pour la corrida, les politiques feraient mieux de les consacrer à de nobles causes.
Le professeur Théodore Monod, humaniste et savant, disait : «On voudrait ne plus voir ressasser indéfiniment, ad nauseam, l’objection banale : « avant de secourir des animaux, il faudrait songer aux hommes ». On voudrait être bien certain que les infatigables ressasseurs de ce misérable et si commode argument, s’ils refusent la pitié pour les bêtes au nom d’une autre priorité, se trouvent bien eux-mêmes aux avant-postes dans le combat pour l’homme : ce n’est pas tout à fait évident.
Pour beaucoup d’entre eux, ce n’est pas, on peut le craindre, l’un ou l’autre, mais bien : ni l’un ni l’autre ».
On peut tout justifier avec l’Art. Sauf que la corrida n’en est pas un… Elle peut inspirer l’Art (le vrai : la photo, la peinture…), qui heureusement garde cette liberté de se nourrir de tout – y compris du pire (guerres, génocides…). Les œuvres que certains artistes ont réalisé avec la corrida comme support peuvent être esthétiques sans pour autant rendre acceptable ou beau ce qui les a inspirées. On peut créer brillamment avec des sujets atroces.
La corrida est une injure à l’art. Sa violence exalte les plus bas instincts de l’homme. Et comment la corrida qui est punie par la loi de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende sur 90 % du territoire français pourrait-elle être un art ? Aucun Art ne peut être puni d’amende et d’emprisonnement.
Quant à la « culture », les taurins citent Hemingway, qui se délectait du « déboyautage des chevaux » et reconnaissait lui-même : « la corrida est indéfendable », ou Henry de Montherland qui finit par avouer que « la corrida est une vaste fumisterie, une granguignolesque mascarade »… En revanche de grands humanistes tels que Victor Hugo, Emile Zola… se sont prononcés contre la corrida.
L’économie de la corrida est lourdement déficitaire en France. Les récentes crises (Fréjus, nov. 2010, Bayonne – 1,1M€ en 2011) ont mis à jour une infime partie du financement opaque de ces pratiques2. Seuls 36 taureaux sur les 1200 mis à mort dans les arènes en 2010 provenaient de France. Cette économie ne profite qu’à une poignée de nantis, sous formes de subventions publiques directes ou déguisées. L’argent des contribuables sert à payer les cachets scandaleux des tauréreaux (toréros)3 et finance les sociétés privées organisatrices de ces évènements4. Les corridas ne peuvent subsister sans cet argent public.
Le taureau de corrida n’est pas une race, c’est une sélection génétique issue d’élevages récents, que l’on peut recréer à tout moment5. Si cette lignée ne sert qu’à être massacrée sous les yeux d’une foule manipulée, il vaut mieux pour elle (et pour nous) qu’elle disparaisse.
On disait aussi qu’avec l’invention du tracteur, les chevaux de trait étaient voués à disparaitre. Ce fut presque vrai en 1950-60, mais de nos jours, le cheval de trait connait un regain d’intérêt sous l’impulsion du développement durable et du bien-être homme/cheval6. Pourquoi pas élever intelligemment les taureaux sans les massacrer dans l’arène ?
Le fait qu’on leur procure de bonnes conditions de vie ne rend pas moins insupportable le sort final qu’on leur réserve. Quel mépris pour ces animaux magnifiques que les charcuter à l’arme blanche devant une foule hurlante alors qu’on leur a fait l’honneur d’une vie paisible depuis leur naissance.7
Le taureau est un herbivore qui ne charge que lorsqu’on l’empêche d’appliquer sa tactique de défense naturelle : la fuite. Dans l’arène, les hommes entrainés et suréquipés ne lui laissent pas d’autre choix. L’homme utilise sa « supériorité intellectuelle » contre le taureau pour le pousser au massacre au lieu de le glorifier intelligemment sans le faire souffrir. Pas de quoi être fier de notre « intelligence » lorsqu’elle est aussi mal utilisée8. Le taureau lorsqu’il rentre dans l’arène cherche la sortie, tente de fuir de l’arène. D’où certains accidents, où le taureau saute dans les gradins9.
Le respect des traditions peut mener loin dans l’abjection. Les mentalités évoluent, de nombreuses traditions ont été abolies pour le grand bien de nos sociétés (brûler les sorcières, cantonner les femmes à la cuisine, faire travailler un enfant dans les mines, clouer une chouette au portail de la grange…). Lorsque les progrès sociaux, scientifiques et éthiques rendent obsolète une pratique, même millénaire, alors elle doit s’arrêter.
Ça consisterait en quoi, une corrida « sans mise à mort » ? On maintiendrait le toril, la pique et les banderilles ? Rien ne justifie de faire souffrir un animal pour une simple distraction. Quand bien même les taureaux seraient graciés (ce qui est très loin d’être le cas), les blessures qu’ils subissent leur génèrent d’atroces souffrances. Horriblement mutilés, ils n’ont aucune chance de s’en remettre. Quant à la corrida portugaise, on pourrait la croire « sympathique », sans mise à mort10. Mais les taureaux sont suppliciés, puis achevés en coulisses après le « spectacle ». C’est pire que la corrida espagnole.
Le fait que de nombreux animaux subissent des atrocités dans les abattoirs ne justifie pas ce qui se passe dans les arènes. Dans les abattoirs des lois existent, et le but n’est pas de faire souffrir les animaux. Ces lois sont, certes, très insuffisantes, mais elles ont au moins le mérite d’exister. Au moins, les travailleurs de ces lieux terribles essaient-ils (sans y arriver toutefois) de faire souffrir les animaux le moins possible. Dans la corrida, le but est de maintenir l’animal affaibli en vie longtemps (20 minutes) pour pouvoir faire mumuse avec lui et montrer qu’on a beau avoir un collant rose, on est plus viril que lui. Olé !
De plus, dans les abattoirs, il n’y a pas de public pour applaudir à chaque fois qu’un animal perd la vie.
Quant aux allusions au végétarisme, le régime alimentaire des anticorridas n’a rien à voir avec le sujet, merci pour eux. Cela dit, les nombreux détracteurs de la corrida sont très souvent les mêmes que l’on retrouve lors des manifestations contre la fourrure, la vivisection, la chasse à courre… ça s’appelle la protection animale, et bizarrement, on n’y a jamais vu un aficionadeau (aficionado).
Curieux également de parler « d’art » puis d‘abattoirs… La corrida est soi-disant un « art » ? Aucun art n’est comparable aux abattoirs.
La seule issue agréable pour les taureaux c’est de finir leur vie dans les champs, heureux, comme les chevaux soignés et aimés jusqu’à leur mort naturelle ou comme Fadjen, taureau de corrida sauvé des arènes11. Le taureau n’a cure d’être mis en pièce par le plus habile des tauréreaux (toréros), et qu’on applaudisse son cadavre mutilé. Il n’y a pas d’héroïsme chez le taureau, c’est une invention des partisans de cette supercherie qu’on appelle tauromachie.
Il n’est pas nécessaire d’aimer un individu pour le respecter. Ne pas aimer les enfants ou les Américains n’est pas une raison pour leur faire du mal, c’est la même chose pour les animaux. Ne pas être sensible à la souffrance quelle qu’elle soit n’est pas une qualité, c’est un manque de sensibilité.
Il y a un moment où il faut savoir mettre en balance ses propres intérêts (ici le plaisir de voir un spectacle), avec ceux des autres (ici l’intérêt à ne pas souffrir et ne pas être tué).
Le spectateur est prisonnier du décor, des flonflons, de la musique, de l’ambiance… Mais si on enlève le décor, la mise en scène d’un goût douteux (le toréreau en bas roses), il ne reste que le sordide. Les taurins ont beau le dissimuler le sordide par une mise en scène bien orchestrée, ils ne peuvent pas le supprimer.
Ce n’est pas une question de choix personnel comme la religion ou les goûts vestimentaires. L’enjeu est la souffrance d’êtres vivants. « Je respecte le fait que vous ne battiez pas votre femme, mais moi j’aime battre la mienne, respectez mon choix ! » Qui aujourd’hui accepterait un tel discours ? Chacun fait ce qu’il veut… tant que cela ne nuit pas aux autres. En allant aux corridas, nous cautionnons et encourageons la torture et le meurtre des taureaux dans de grandes souffrances… Est-ce que cela ne compte pas ? Rester indifférent à la souffrance, c’est en devenir complice.
Faire le rapprochement des atrocités que subit un animal n’enlève en rien l’horreur de ce que subissent aussi les humains. La définition du Larousse : « Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales sont intentionnellement infligées » s’applique très bien à tout être sensible. Simone Veil, signataire du manifeste de la FLAC et rescapée des camps de la mort, ne contredira pas.[/learn_more]
[learn_more caption= »Argument N°18 : De toute façon, la corrida, j’y vais pas… »] Mais vous la financez avec vos impôts ! Deux raisons de plus pour s’opposer totalement à la violence qu’elle génère.
Stop!
ABOLITION DE LA CORRIDA
Arrêtons ce spectacle de sang et d’horreur !!!
il faut savoir arrêter la barbarie et les conneries datant d une époque révolue…. Fait il être stupide pour entretenir ce genre de chose que certains abrutis appellent « spectacle »…… Au même titre remettons les gladiateurs combattants des lions???