Vous savez, ces écoles où l’on apprend à des enfants la torture à l’arme blanche sur des veaux hurlants. Le 3 avril 2012, l’équipe de « Midi en France », émission de France 3, diffuse un reportage sur l’école taurine de Béziers.
La journaliste Nathalie Simon, amatrice de cette pratique cruelle, présente cette école de façon particulièrement malhonnête, montrant des images soigneusement édulcorées.
France 3 fait l’apologie des écoles… par licaon
La veille, pourtant, une délégation de la FLAC avait remis à Pierre Bonte, journaliste de France 3 et écrivain, des documents irréfutables concernant l’impact néfaste de la corrida sur les enfants.
Extraits de « Juste pour le plaisir »… « L’école taurine de Béziers. Ce que l’on ne vous montre pas… » par Thierry Hély
En particulier des textes où le professeur Hubert Montagner, spécialiste reconnu de l’enfance, dénonce ce scandale.
Le Midi Libre s’en est d’ailleurs fait l’écho. Grâce à cela, le lendemain, après en avoir pris connaissance, l’équipe de Midi en France a critiqué la corrida en direct à l’antenne. Malheureusement, un jour plus tard, il a suffi d’une journaliste aficionada pour que le reportage révoltant sur cette école soit maintenu sans l’ombre d’une contradiction.
Bien évidemment, et c’est la moindre des choses, la FLAC a demandé à France 3 un droit de réponse. Vous pouvez interpeler France3 pour soutenir notre démarche, et leur demander de nous recevoir en suivant le lien ci-dessous.
Les aficionados ont une conception bien étrange de l acuponcture
Comment, en 2012, peut-on encore avoir des pratiques barbares et primaires telles que celle-ci!
Fantastique, la corrida, où l' »homme » au pouvoir exerce sa « toute-puissance » sur un animal sans défense.
Entre traditions débiles et arriérées, croyances stupides, il faut toujours que l’animal se retrouve victime (corrida, « fête » du mouton, … à vomir!).
Et que dire de ces mères qui laissent leurs mômes suivre une « formation » de tauromachie! Quand leur gosse voit un film violent à la télévision, elles leur bandent les yeux; quand elle voit leur gosse massacrer un animal, elles applaudissent… cherchez l’erreur!
je perçois le poids des traditions mais il serait temps d’ en changer et de devenir un peu plus Humain
merci de cette occasion de se positionner
Ce n’est pas avec France 3 que l’humanité, la compassion et le respect du vivant vont avancer…HONTE à vous, à Nathalie Simon que j’appréciais (je parle au passé…).
Très déçue, vraiment…
L’Animal doit être considéré comme un être vivant, sensible, et il faut abolir toutes ces pratiques d’un autre temps.
Les animaux aussi ont le droit de vivre.
Oui à la France, non à la sous-France…
Quelle honte aujourd’hui de former des enfants à devenir des tortionnaires sur ces bêtes qui ne méritent pas une telle barbarerie !!! il n’y a pas assez de violence comme ça aujourd’hui dans le monde ?!! non, il faut qu’on en rajoute en inculquant à ces enfants une telle violence !!!
Je suis dégoûtée, c’est tout simplement LAMENTABLE !!!
Quelle honte de faire l’apologie d’une telle cruauté et de comparer la tauromachie à un sport! Cette pratique doit être abolie définitivement! Quelle plaisir peut-on avoir à regarder un pauvre animal perdu et totalement effrayé, être torturé jusqu’à la mort? C’est écoeurant et indigne de l’humanité! Je ne vous félicite pas et encore moins cette Nathalie SIMON!
Honte à F3 de diffuser de telles émissions !Je suis scandalisée par les termes employés : rêve de l’enfant, sport, terrain de jeu (il faut le demander au taureau)grâce du toréro, souci d’esthétisme. Sans compter tous les poncifs :art, culture ….
Au 21è siècle, promouvoir et encourager l’école de la barbarie et de la cruauté est ignoble.
Dans quelle société vivons nous ?
Cette apologie de la cruauté sur des animaux est une honte et j’appelle France 3 à présenter des excuses, à sanctionner les responsables de cette émission et à passer un vrai documentaire sur l’abolition des corridas.
Je leur ai écrit assez vite, puis continué mes démarches : j’ai saisi le médiateur de la chaîne, je vais écrire plus haut etc. :
Moi, j’ai fait ça :
Madame, Monsieur,
Dans le cadre de l’émission « Midi en France » diffusée le 4 avril, il se trouve qu’entre deux thèmes bien divertissants – je le suppose – pour votre public, entre les filets de sole de Noilly et l’huile d’olive, c’était le tour des petits taureaux de passer à la télé pour servir de sujet distrayant sur une chaîne nationale. Voici le contexte !
Sur le ton enjoué et un peu naïf qui la caractérise bien, votre chroniqueuse Nathalie Simon s’est remarquée par un reportage bien élogieux dédié aux écoles taurines de Béziers. Pas de grands procédés, pas trop de gestuelle, mais plutôt du classique visuel du midi (il ne faut pas solliciter trop les consommateurs) : on plonge dans les arènes ensoleillées, on entend des histoires pour les ados en mal d’idéal, on voit des garçons et des filles de 14, de 15 ou de 16 ans s’entraînant gentiment, avec des vachettes mugissantes, à toréer d’une façon « artistique » et « sportive », on nous raconte encore une fois « la beauté de la tenue » et la noblesse de « la posture » du torero, les joies et les difficultés d’une telle entreprise appelée tantôt « un art », tantôt « un sport ». L’une de vos animatrices s’est exprimée sur la cruauté de ce soi-disant « spectacle », et dans le reportage-même, on glisse une toute petite observation sur le désaccord des parents quant à la « passion » de leurs enfants, mais on passe vite sur ce qui peut prêter à l’ambiguïté ! On est à midi, on n’avale pas de gros morceaux, mais seulement de l’information déjà mâchée !
En effet, peu importe, pour votre rédactrice Nathalie Simon, pour les invités réunis autour de ce reportage et – je le suppose – pour une partie de votre public, si l’on peut considérer la corrida comme « un art » ou comme « un sport ». Ce qui compte, c’est de tuer, je crois que l’on est bien d’accord, et dans les corridas, on en tue beaucoup. Et ce que l’on rate dans l’arène, on achève dans les coulisses.
Vous n’avez rien montré ou raconté de tout ce sang qui coule à flots, rien de la souffrance des animaux à fière allure tués, trucidés, torturés, massacrés pendant leur dernier quart d’heure de vie, en agonie prolongée, donnés en spectacle en accès – encore ! – libre aux enfants de moins de 16 ans (avec, parfois, des lourdes conséquences psychologiques).
Et bien évidemment, vous avez occulté une information qui aurait pu d’ailleurs estomaquer définitivement votre public (ou, plutôt, vos consommateurs de midi, puisque c’est comme ça que vous semblez concevoir et traiter les contribuables-téléspectateurs) : que ces adolescents à la voix qui mue et au discernement douteux arrivent à s’entraîner eux-mêmes en tuant « pour de vrai » les voeux les plus jeunes, dans ces écoles de la mort. C’est, bien sur, pour exercer « la beauté de la tenue » et « la posture », pour pouvoir le faire d’une manière toujours plus performante : pour beaucoup de fric et sur beaucoup de bêtes, regardés par beaucoup de monde. De plus en plus de fric, de plus en plus de bêtes. Mais pas beaucoup de monde !
Puisqu’un large pourcentage de français (de vos téléspectateurs et de contribuables donc !) s’est déclaré contre la corrida et s’oppose vivement à ceux qui sont vus comme une minorité rétrograde et sanguinaire : les aficionados de France ! Une ample documentation reste à votre disposition sur ce sujet : http://www.flac-anticorrida.org/
Je tiens à vous exprimer, Madame, Monsieur, toute ma colère et toute ma déception quant à votre façon de concevoir ce reportage par lequel vous avez atteint, à mon sens, les sommets de l’obscénité poudrée, en rendant comme on ne peut plus banales la douleur, la souffrance, la mort des êtres vivants. Elle est tellement banale, la mort, dans votre reportage, qu’elle a pu passer en douce, à l’heure du déjeuner !
Par le présent courrier, je me permets de vous solliciter un reportage éclairant sur les coulisses ensanglantées de ce que vos invités appellent tantôt « un art », tantôt « un sport », et qui n’est qu’une TORTURE permise par une loi discutable et défaillante, que beaucoup d’états et de régions du monde ont bannie.
Victoria Luta