Deux nouvelles associations à la FLAC !

La FLAC a le grand plaisir d’accueillir deux nouvelles associations membres, qui nous rejoignent dans notre action pour l’abolition de la corrida :

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Fondé en 2010, le réseau Animavie axe ses objectifs sur la préservation de la biodiversité, la défense des animaux d’élevage ou domestiques, l’amélioration de leur bien-être et la défense de leurs droits fondamentaux. Cette association de protection animale axe son combat contre la corrida tout particulièrement sur la région Sud Ouest .

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Association de protection animale très active basée à Clermont-Ferrand. La Griffe se définit ainsi : « Notre objectif est de lutter contre tout ce qui participe de l’exploitation, de la maltraitance, de la non-reconnaissance des animaux, et de contribuer à changer le regard que nos contemporains portent sur eux, êtres vivants, sensibles, dotés d’intelligence et accessibles à une large palette d’émotions. »

Ces nouvelles adhésions portent à 14 le nombre d’associations membres de notre Fédération.
Même si ces associations ont des moyens et activités différentes (mais très souvent complémentaires), l’action de la FLAC est de faire converger leurs efforts vers un objectif commun à toutes : l’abolition de la corrida.

C’est pourquoi afin de soutenir cette lutte, nous vous engageons à adhérer à l’association membre de votre choix parmi les 14 qui composent notre fédération.

« Pourquoi ? », la question est posée…

Pourquoi« Pourquoi ? » – Ce pastel désormais célèbre de Thierry Hély, artiste peintre et président de la FLAC, est devenu au fil des années un symbole pour la lutte anticorrida.

Réalisé en 2001, ce pastel a commencé à faire parler de lui l’année suivante, lors du Salon des Arts Plastiques de Béziers. Présenté pour ce salon prestigieux en même temps que d’autres réalisations, cette œuvre est refusée… Répondant aux demandes d’explications de Thierry Hély, le directeur de l’exposition finira par avouer que ce tableau était jugé trop « subversif » et que si des œuvres exaltant la tauromachie était bien présentées, il n’était pas souhaité qu’une œuvre aussi critique vis à vis de la corrida soit ainsi exposée à Béziers ! En effet, malgré le message très soft de ce pastel, à Béziers, on ne touche pas à « Sa Majesté » la corrida…

Pourtant il s’agît d’un questionnement dirigé vers tous, adeptes ou opposants : un taureau ensanglanté et un simple mot, « Pourquoi ? ». Est-ce la question qui dérange, ou la difficulté de fournir une réponse éthiquement et humainement acceptable à une interrogation aussi directe ?

Exposé et médaillé ensuite à Agde, ce pastel sera de nouveau présenté l’année suivante à Béziers, et cette fois les organisateurs auront enfin le courage de le sélectionner. Sa présence sera saluée autant par le public que par la presse et le tableau de Thierry Hély créera l’événement en 2003. Une première dans ce bastion tauromachique !

Le grand philosophe Jacques Derrida, particulièrement sensible à la cause animale et engagé contre la corrida, écrira notamment : « Votre tableau « Pourquoi ? » est constamment devant mes yeux ».

Depuis ces premières années de présentation au public, le pastel questionnant la raison profonde des supplices infligés à un animal innocent a été mis en avant à de nombreuses reprises : articles de presse, émissions de télévision… En 2006, il sera même le visuel choc d’une vaste campagne d’affichage (250 panneaux 4m par 3) de sensibilisation à la barbarie tauromachique menée à Paris !

La FLAC est fière qu’en 2014 cette œuvre déjà chargée d’une identité et d’un engagement très forts ait été retenue pour être la couverture du nouveau livre d’Isabelle Nail « Ni art ni culture » qui vient juste de paraître aux éditions Astobelarra.

13 ans après, la question posée par Thierry Hély est hélas toujours d’actualité et n’a pas reçue de réponse…

Francis allouchery

Novilladas : la honte et la lâcheté !

La crise et les difficultés financières de la filière tauromachique frappent de plein fouet le « mundillo », et en premier lieu les organisateurs de ces spectacles où l’on met en scène sévices graves et actes de cruauté à l’égard de bovins, également dénommés « corridas » !

Le calendrier des corridas (et manifestations assimilées) 2014 en France confirme la tendance de l’année dernière : multiplication des novilladas en lieu et place des corridas traditionnelles.

Si l’argumentation des défenseurs de la corrida met souvent en avant le « courage » du matador, ainsi que l’existence supposée « idyllique » du taureau, qui aurait l’immense avantage selon eux de bénéficier d’au moins 4 années de quasi liberté en pleine nature avant d’être passé au fil de l’épée, les novilladas ou becerradas vont totalement à l’encontre de ces tentatives de justifier la torture et la mise à mort sadique d’animaux innocents.

Les novilladas sont des séances de sévices et de mise à mort destinées aux toreros débutants (les « novilleros ») et surtout aux tout jeunes taureaux de 2 ou 3 ans(les « novillos »). Pour les organisateurs elles offrent l’avantage d’être évidemment bien moins coûteuses qu’une corrida « standard » : cachets des toreros moins élevés voire même inexistants dans beaucoup de cas (certains tortionnaires mettant même la main à la poche pour pouvoir se produire en public), absence de picadors pour les novilladas dites « non piquées » (et donc personnel en moins), animaux-victimes bien moins chers à l’achat…

Les becerradas vont encore plus loin dans l’abjection. Cette fois ce sont des taureaux de moins de 2 ans qui sont placés dans l’arène pour y être suppliciés ! Si dans le calendrier public de la saison tauromachique elles sont peu nombreuses, nous ne doutons pas un instant qu’elles soient plus répandues dans le cadre privé, permettant ainsi à des apprentis toreros de « se faire la main », ou à des amateurs prêts à payer le prix de supplicier ainsi eux-mêmes un jeune bovin pour satisfaire leur passion morbide.

Novilladas, becceradas : ces horribles démonstrations représentent d’une certaine façon la « corrida du pauvre », où ces quasi-bébés sont massacrés à bas prix, et où s’effondre le mythe du matador « brave » face à un fauve sanguinaire. Car ce sont juste des taurillons, bien moins puissants et moins lourds ! Nulle grande bravoure – même imaginaire – dans ces spectacles honteux.

Les nombreuses novilladas organisées cette année viennent renforcer notre détermination à en finir avec la corrida et sa culture de la barbarie. L’invocation des dangers encourus par les toreros, la « vie rêvée » du taureau dans sa pâture ne sont que poudre aux yeux de celles et ceux qui connaissent mal la réalité brutale cachée derrière ces manipulations.

Loin des valeurs réelles de l’honneur et du respect, la filière de la torture animale n’hésite pas à supplicier les plus jeunes et les plus faibles pour le « spectacle » … et pour le plaisir !

Les « jeunes aficionados » inquiets pour l’avenir de la corrida

Un groupe de « jeunes aficionados », avec à leur tête Corentin Carpentier, président des « Jeunes Aficionados Nïmois » et également participant largement filmé et photographié lors des violences de Rodilhan en 2011 à l’encontre de manifestants anti-corrida pacifistes (un procès prochain avec plus d’une trentaine de brutes accusées de coups, blessures, injures, menaces et autres agressions sexuelles…), demande à être reçu par le préfet du Gard.

Ce groupe de 19 personnes qui, dans l’intitulé ronflant de son communiqué tente de se faire passer pour représentatif et porte parole de la jeunesse du Languedoc, de Provence et de Camargue (rien de moins que ça !) utilise même en en-tête les symboles et drapeaux de ces régions afin de tenter de donner un caractère populaire et officiel à sa démarche ! Pourtant ce communiqué à la syntaxe parfois maladroite n’émane en fait que d’une poignée de fanatiques de ce sinistre spectacle de torture sur bovins, désigné par notre code pénal comme actes de cruautés et sévices graves, et que les adeptes de ces pratiques sanguinaires veulent faire passer pour un « art » : la corrida.

Appel de l'a jeunesse du Languedoc, de Provence, et de Camargue
Le contenu du texte est un véritable condensé des mensonges et manipulations habituels des propagandistes de la torture :

  • on y flatte le communautarisme (les opposants à la corrida sont tous des étrangers),
  • on y entretient l’amalgame (ce serait toutes les traditions taurines qui seraient menacées, alors que seule la corrida espagnole avec mise à mort est concernée),
  • on y désigne des coupables sans preuve (les « dégradations dans les arènes » dont on recherche encore le ou les auteurs…),
  • on y crie « au loup » (les anti-corrida y sont décrits comme des « extrémistes végétaliens actifs »… donc si vous êtes omnivores, flexitariens, végétariens, ou si vous ne communiquez pas sur votre régime alimentaire, et bien évidemment si vous n’êtes pas un « extrémiste » – quoi que ce terme veuille encore signifier tant il est utilisé pour désigner tout et son contraire –, vous n’êtes pas anti-corrida !),
  • et bien entendu, on y menace indirectement en évoquant de futures violences  : « Laisser les anti-tout continuer dans le sens dans lequel ils se dirigent (NDLA : admirez le style !), serait s’exposer à de graves incidents qui seraient la conséquence d’une exaspération grandissante de la jeunesse et du peuple languedocien ».


Cette dernière phrase (une menace à peine voilée) est particulièrement intéressante alors que les violences commises récemment à Saint-Gilles à l’encontre des opposants à la corrida laissent planer plus qu’un doute quant à leur possible préméditation.

Rappelons que la violence a toujours été le fait des aficionados, et n’a rien de nouveau dans leur attittude : Rodilhan en 2011 (plus de 30 personnes inculpées), Rion-des-Landes en 2013 (un opposant à la corrida dans le coma, entre autres…), Saint-Gilles il y a quelques jours.

Cela n’a rien d’étonnant : la violence et la brutalité sont au cœur de leur passion tauromachique.

Ces « jeunes aficionados » peuvent d’ailleurs en trouver un exemple dans les « glorieux aînés » en la personne du vieux briscard de la propagande tauromachique André Viard, qui écrivait encore très récemment cet appel à la violence et aux représailles en cas d’évolution de la situation en faveur des abolitionnistes : « alors, je vous le dis, nous nous souviendrions de nos aînés, de la levée des tridents à Nîmes et de la résistance dacquoise incarnée par le maire Milies Lacroix. Et alors, je vous le dis aussi, si après avoir épuisé toutes les voies du droit qui demeurent notre ligne de conduite et justifient les appels au calme que nous rééditons aujourd’hui, si l’injustice doit être la règle, que les xénophobes radicaux du terrorisme animaliste, après avoir mesuré notre patience, se préparent à affronter notre colère : ils savent où nous trouver, mais nous savons aussi. «  (Ce texte est tiré de son éditorial du 1er décembre dernier, éditorial soumis à la critique de la FLAC dans l’article suivant)

Il apparaît de plus en plus évident que cette année 2014 marque un tournant décisif dans la lutte contre la corrida, ses réseaux, sa violence et l’ensemble de la « filière de la torture ». Une chose est certaine : ces « jeunes aficionados » en ont bien conscience et témoignent par leur démarche que l’avenir de la barbarie sanglante qui les fait tant frémir et se pâmer est désormais fort compromis. On s’y emploie.

L’article du Midi libre sur ce communiqué.

Soupe à la grimace chez les aficionados

Chaque samedi, sur la radio France Bleu Gascogne l’émission « Callejon » vante les mérites de la torture de bovins, veaux et taureaux, et chante la gloire de leurs bourreaux.

Cette semaine, une émission plutôt intéressante pour nous, opposants à la corrida.

On passera très vite sur la première séquence radiophonique, pendant laquelle le tueur de taureaux Julien Lescaret nous livre ses réflexions sans intérêt sur l’actualité tauromachique avec la même aisance et vivacité qu’un écolier anonant péniblement une récitation apprise de la veille au soir.

La seconde partie de l’émission nous interpelle plus, beaucoup plus. Les chroniqueurs tauromachiques s’y montrent particulièrement inquiets sur l’avenir de la corrida. Non pas à cause de l’action des anti-corrida – qu’ils minimisent volontairement en regrettant que les aficionados leur accordent autant d’importance -, mais surtout très inquiets du fait des contraintes économiques qui pèsent de plus en plus lourdement sur la filière de la torture : des corridas et novilladas bradées par leurs promoteurs, des exigences financières astronomiques de la part des « stars » de l’embrochage de ruminants, et surtout une « crise » dans les élevages qui fait craindre à ces spécialistes une véritable pénurie de victimes innocentes dans les toutes prochaines années !

D’où leur inquiétude : moins de taureaux, moins de corridas ! En seront-ils réduits à toréer des moutons ou des chèvres « bravos » ? Faute d’exercice, les « figuras » risquent de prendre de l’embonpoint ; on leur suggérera donc la corrida d’escargots, une autre bête à cornes dont la vélocité et la fureur sera à la mesure de ces tortionnaires en crise…

Enfin, la troisième partie de l’émission nous intéresse également très directement. L’invité en est Richard Millan, ancien torero, et directeur d’une école taurine (« Adour Aficion »), présentée comme la seule école taurine du Sud-Ouest ! Il y exprime ses craintes vis à vis des campagnes pour l’interdiction de la corrida aux enfants de moins de 16 ans, évoque une réunion publique dont il était l’intervenant perturbée par des militants anti-corrida, se vante d’avoir dans son école un apprenti tortionnaire de 8 ans ( !), et un autre de 10 ans « ayant déjà beaucoup de métier »… Tout en regrettant de voir baisser ses effectifs, passés de 13 élèves à 12 cette année ! (Richard Millan avait été invité officiellement par la FLAC à la conférence donnée à Dax par le professeur Hubert Montagner. Il a bien reçu l’invitation (accusé de réception) mais n’est jamais apparu. Dommage…)

On bombe le torse en chantonnant « tout va bien Madame la Marquise », mais en fait ça serre les fesses…