Le Député Loïc Dombreval, Président du groupe d’étude “Condition Animale”, signe le manifeste de la FLAC

C’est une signature majeure ! 

Loïc Dombreval étant Président du groupe d’étude “Condition Animale” à l’Assemblée Nationale, cette signature de notre manifeste demandant l’interdiction des moins de 16 ans lors de corridas et à terme, leur abolition, renforce notre Fédération dans sa volonté farouche d’empêcher les enfants à être confrontés à toutes ces atrocités.

Un grand merci au Député des Alpes Maritimes.

La corrida espagnole ne peut plus se pratiquer aux Baléares

Nous vous avons tenus informés du projet de loi visant à rendre impossible la tenue de corridas espagnoles sur les îles Baléares. Le vote a eu lieu aujourd’hui et le résultat est sans ambiguïté : la loi de bien-être animal a été votée par 33 voix pour (Partido Socialista Illes Baleares, Podemos, Mes per Mallorca et Mes per Minorca), 19 voix contre (Partido Popular et Ciudadanos) et 2 abstentions (PIB).

Les corridas en tant que telles ne sont pas abolies, mais les blessures et les mises à mort des taureaux sont désormais interdites (y compris après le “spectacle”). Les taureaux doivent revenir à leur élevage sains et saufs. Les chevaux ne sont plus autorisés. Les toreros et les animaux seront soumis à des contrôles anti-dopage. Et, de plus, les mineurs de moins de 18 ans ne pourront plus entrer dans les arènes.

La même loi prohibe également les cirques avec animaux.

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Une délégation des associations qui ont soutenu le projet de loi était sur place

Tout ce processus a été soutenu pendant des mois par 24 associations, dont une seule française, No Corrida (membre de la FLAC). C’est une très belle victoire qui va, nous l’espérons, donner des idées aux autres régions d’Espagne qui veulent se débarrasser de cette barbarie malgré l’interdiction de l’abolir.

Les partisans de la corrida classique vont désormais essayer de la faire annuler devant le Conseil constitutionnel. Les prochaines semaines seront donc décisives.

Simone VEIL ! La corrida la révulsait…

Le 5 juillet 2011 restera comme une journée marquée d’une pierre blanche pour la FLAC. Nous recevions dans la boite postale basée à Agde, notre manifeste pour l’interdiction de l’accès aux corridas des enfants de moins de 16 ans signé par Simone VEIL. Et à terme, pour l’abolition de la corrida qui la révulsait. Mieux encore, le manifeste était accompagné d’une lettre d’encouragement signée par ses soins. C’était inespéré !  Aussitôt, les médias s’emparèrent de cette nouvelle et l’impact, selon des députés que nous connaissions, fut considérable au sein de l’Assemblée nationale.

Cette caution morale pour notre cause désempara le monde de la corrida… Car la souffrance et la barbarie, l’ancienne ministre d’Etat, elle connaissait…

La disparition de cette grande dame nous affecte beaucoup. Ce qui n’est sûrement pas le cas pour certains responsables taurins qui, apprenant l’engagement de Simone VEIL contre la corrida, tiendront des propos ignobles. Ils se reconnaîtront…

La FLAC tient à présenter toutes ses condoléances aux proches de Simone VEIL. Nous ne vous oublierons jamais.

Thierry Hély
Président de la FLAC

François de Rugy pour l’abolition de la corrida !

François de Rugy vient d’être élu président de l’Assemblée nationale. Cela fait de lui le quatrième personnage de l’Etat dans l’ordre protocolaire (le premier étant le président de la République, le second étant le président du Sénat et le troisième étant le Premier ministre).

Tous les sympathisants et militants de la cause animale connaissent – ou devraient connaître – le nom de François de Rugy. Il a été, dans la législature précédente, le président du groupe parlementaire EELV et, à ce titre, il a été le premier signataire de deux propositions de projet de loi anticorrida déposées par Laurence Abeille, l’une demandant l’abolition de la corrida (PPL n° 1448 du 10 octobre 2013) et l’autre l’interdiction d’accès aux corridas pour les moins de 14 ans (PPL n° 2714 du 8 avril 2015). En parfaite cohérence, il a également été signataire d’une pétition lancée par le professeur Hubert Montagner, membre d’honneur de la FLAC, demandant l’interdiction d’accès aux corridas pour les moins de 16 ans. Après Nicolas Hulot au gouvernement et membre du comité d’honneur de la FLAC, c’est une conjonction heureuse sans précédents !

Son engagement ne s’arrête pas là puisqu’il s’est clairement positionné en faveur des animaux dans quasiment tous les domaines qui les concernent : anti-chasse, anti-corrida, anti-fourrure, anti-élevage intensif, anti-divertissements avec animaux (zoos, cirques, etc.), en faveur de plus de droits et de protection pour les animaux. C’est ce que reflète son excellent score sur le site Politique & Animaux.

Le fait qu’il se retrouve au Perchoir de l’Assemblée, avec entre autres pouvoirs celui de fixer l’agenda des projets de loi à mettre au débat, constitue une chance majeure pour la cause animale en général et le combat contre la corrida en particulier, dont, répétons-le, l’abolition ne pourra être obtenue que par un changement de la loi et donc par un vote majoritaire en ce sens à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Entre Nicolas Hulot, ministre d’Etat qui occupe la troisième place au sein du gouvernement actuel et veut ouvrir le débat sur la corrida au niveau législatif, et François de Rugy, titulaire de la quatrième place de l’Etat, il y a là une opportunité unique pour la cause des animaux. Nous comptons bien agir de façon appropriée pour que cela débouche sur une réelle avancée législative dans notre pays.

Roger Lahana, secrétaire fédéral de la FLAC

Nicolas Hulot : il faut ouvrir le débat sur l’interdiction de la corrida en France

Nicolas Hulot est engagé depuis longtemps contre la corrida. Il est d’ailleurs membre du Comité d’honneur de la FLAC. Le 23 juin 2017, il a réitéré ses convictions sur BFM TV dans une interview menée par Jean-Jacques Bourdin. L’occasion de rappeler ce message de soutien très fort adressé en juillet 2016 à l’occasion de la manifestation unitaire anticorrida de Mont-de-Marsan, où était venue, entre autres, Rama Yade :

Je crains que la prétendue beauté de la corrida n’efface une profonde laideur, celle de faire de la mort un spectacle. Le fait d’ôter la vie ne peut être source ni de plaisir, ni de mise en scène.

La vie dans l’univers n’est pas la norme, elle est l’exception. Nous sommes la partie consciente de cette exception. Et nous devons célébrer et vénérer la vie sous toutes ses formes, et non la mort. L’homme se grandit à la respecter et se réduit à la bafouer.

Au moment où dans notre pays l’on découvre chaque jour combien la condition animale est méprisée, où la souffrance animale est l’ordinaire dont nous nous accommodons avec indignité, comment ajouter de l’indignité à l’indignité pour le seul plaisir des yeux.

La civilisation est un long parcours où l’on se libère de nos vices au profit de nos vertus.

Rappelons également sa prise de position en 2011 :

Je soutiens la proposition de loi visant à punir, sans exception, les sévices graves envers les animaux domestiques, apprivoisés, ou tenus en captivité qui a été proposée à la cosignature des sénateurs le 5 mai 2011 par Roland Povinelli, sénateur-maire d’Allauch (Bouches-du-Rhône).

Dans cet esprit, je demande au ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, le retrait immédiat du classement de la corrida sur la liste du patrimoine culturel immatériel français. […]

Non, il n’est plus acceptable de tuer pour se divertir. Non, il n’est plus acceptable de donner en spectacle la souffrance animale. Non, il n’est plus acceptable d’élever nos enfants en leur laissant voir la cruauté envers les animaux comme une tradition à préserver“.

Depuis, la corrida a été retirée du patrimoine culturel immatériel de la France. Reste à la retirer des exceptions à la loi.

Roger Lahana, secrétaire fédéral de la FLAC, président de No Corrida