La SPA, membre de la FLAC, attaque la corrida en justice !

La SPA, par la voix de sa présidente Natacha Harry, a annoncé lors d’une conférence de presse tenue le 9 novembre dans la matinée son dépôt d’une plainte contre X pour « actes de cruauté envers les animaux » devant le tribunal correctionnel de Paris, visant les corridas qui se tiennent en France à longueur d’année.

La plainte a été déposée le 6 novembre « pour sévices graves causés par l’ensemble des actes caractérisant une corrida, de la mutilation du taureau à son exécution ». Cette offensive juridique menée par la SPA est conduite en partenariat étroit avec la FLAC, dont la SPA est par ailleurs membre.

On le sait, une exception à la loi dépénalise la tenue de corridas en raison de « tradition locale ininterrompue », une dénomination déjà attaquée en justice mais sans succès. Cette fois, les juristes de la SPA ont choisi un nouvel angle. L’alinéa 7 désigne la corrida sous le nom de « courses de taureaux » (traduction en français de « corridas de toros »). Or, dans une corrida, il n’y a pas de ligne de départ et de ligne d’arrivée entre lesquelles les taureaux se mettent à courir – ce qui est par exemple le cas des abrivados. De ce fait, en France, les corridas espagnoles ne devraient pas relever, dans les textes de loi, d’une dénomination qui ne les décrit en rien.

Si la SPA obtient gain de cause, les corridas ne seront plus couvertes par l’alinéa 7 et seront donc interdites pour « sévices graves et actes de cruauté envers des animaux » comme le spécifie l’article 521-1, sans que son alinéa 7 n’y change plus rien puisqu’il ne s’appliquera plus à ces pratiques barbares.

Roger Lahana, secrétaire fédéral de la FLAC

Pamela Anderson dénonce la corrida à Nîmes

Le 21 juillet vers 18 h, l’actrice internationale et grande défenseuse de la cause animale Pamela Anderson est venue poser aux pieds de la statue de Nimeno 2, devant les arènes de Nîmes en tenant des panneaux anticorrida. L’action n’avait été annoncée nulle part, afin de préserver l’effet de surprise. Son origine remonte à la projection-débat qui a été organisée par la FLAC le 24 mai dernier. « Elle devait venir, mais sa venue a été annulée au dernier moment » a révélé Thierry Hély, président de la FLAC, dans la presse. « Mais nous avions gardé le contact de façon continue depuis. »

Aussi, lorsque Pamela Anderson a eu l’opportunité de venir à Nîmes pour assister au concert de Christophe Maé qu’elle connait de longue date, elle a tenu à profiter de sa présence pour faire une action symbolique. La FLAC a aussitôt été contactée. Thierry Hély était donc présent, avec Roger Lahana, secrétaire fédéral de la FLAC et président de No Corrida, accompagnés de quatre militants de No Corrida, dont ceux qui avaient activement participé à la projection-débat de Cannes, Dominique Arizmendi et Cyril Vaucelle. L’actrice a également informé d’autres organisations de sa venue.

Dans une dépêche AFP largement reprise par les médias, Pamela Anderson a déclaré : « En 2017, il n’y a pas de raison de blesser des animaux pour se divertir, c’est si cruel et inquiétant ». Le terme « Inquiétant » est intéressant, car il souligne à lui seul les parties sombres de la nature humaine… Thierry Hély a ajouté : « Pendant des décennies, la corrida était soutenue par beaucoup de « people ». Aujourd’hui, de plus en plus de personnalités s’érigent contre ». C’est en particulier le cas de Julien Doré qui a repris la chanson de Francis Cabrel  « La corrida », lors de son passage dans les arènes de Nîmes et a également enregistré un clip avec Pamela Anderson, ainsi que de Renaud (membre du comité d’honneur de la FLAC) qui a arboré récemment un tatouage anti-corrida, également dans les arènes de Nîmes. Roger Lahana a conclu : « La corrida est un divertissement basé uniquement sur la torture et la mort d’un animal. Elle doit être abolie ».

Encore un grand merci à Pamela Anderson pour son courage et ses belles convictions !

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Fin de l’affichage illégal pour les corridas à Arles, une action No Corrida / FLAC

Depuis des années, les affiches annonçant les corridas d’Arles envahissent les rues de façon démesurée et surtout illégale, utilisant entre autres des poteaux et panneaux de signalisation, une pratique totalement interdite par le Code de l’environnement. Il est déjà assez pénible de savoir qu’il va y avoir des spectacles de torture de bovins pour devoir en plus supporter qu’ils soient largement annoncés dans des lieux où ils n’ont rien à faire sur l’espace public.

Après avoir consulté nos juristes, nous avons écrit à la mairie d’Arles et au préfet de la région PACA fin janvier pour demander que ces affichages sauvages soient supprimés, faute de quoi nous en tirerions toutes les conséquences juridiques. En effet, de fortes amendes sont prévues pour réprimer ce type de débordement. Le courrier était signé conjointement du président de No Corrida et de celui de la FLAC.

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Le 22 février, Hervé Schiavetti, maire d’Arles, nous a répondu qu’il s’agissait bien d’une pratique illégale et a précisé : « Nous sommes résolus à mettre en oeuvre tout notre possible pour que cet affichage sauvage soit supprimé et que les spectacles soient annoncés dans des lieux conformes à la réglementation. »

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Nous allons, bien entendu, veiller à ce que cet engagement soit suivi d’effet, mais, d’ores et déjà, nous remercions M. Schiavetti pour sa réponse.

Des organisations animalistes internationales s’adressent au président de l’Assemblée Constituante de Mexico

La lettre qui suit a été envoyée le 14 décembre 2016 au Président de l’Assemblée Constituante de Mexico pour lui demander, au nom de plusieurs dizaines d’organisations animalistes internationales – dont No Corrida et la FLAC pour la France – de soutenir l’inclusion de la Charte pour les droits des animaux, approuvée en séance plénière le 12 décembre 2016 à l’unanimité, dans la Constitution de la ville de Mexico. Une des conséquences de cette Charte serait l’abolition de la corrida à Mexico. Voici la lettre sous sa forme originale, sa traduction en français figure plus bas.

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Mexico, le 13 décembre 2016

A l’attention de

Député Alejandro Encinas Rodrigues
Président de l’Assemblée Constituante
Ville de Mexico

Députée Dolores Padierna Luna
Coordinatrice du PRD

Nous, les associations soussignées, représentant des dizaines de milliers de militants dans le monde, nous adressons à l’Assemblée constituante, notamment à Don Alejandro Encinas, afin d’étendre la Constitution de Mexico en y incluant une large reconnaissance des droits des animaux, sous la forme d’une Charte des Droits qui constitue un événement historique.

Un pourcentage important des citoyens de ce pays font confiance par leur vote au Parti de la révolution démocratique (PRD) pour ses politiques publiques annoncées précédemment en faveur des droits des animaux. Nous reconnaissons la grande efficacité de sa représentante, la députée constituante Elena Chavez Gonzalez, activiste au parcours et aux convictions fortes bien connus, pour le professionnalisme et l’honnêteté avec lesquels elle a soutenu le mouvement social majeur et mondial en faveur des animaux.

La rédaction de cette Charte est de portée internationale et historique, plaçant les Etats-Unis du Mexique au niveau de la Suisse et l’Allemagne pour leur vision de l’évolution et de l’éthique envers les droits des animaux dans sa Constitution.

Nous espérons pleinement que l’ensemble du Congrès en séance plénière confirmera la Charte rendue publique le 12 Décembre et adoptée à l’unanimité, assurant la protection, le bien-être ainsi qu’un traitement digne et respectueux envers tous les animaux.

Le monde entier regarde de ce qui se passe au Mexique. Nous sommes convaincus que la ville de Mexico va continuer à progresser sur ces questions qui sont d’une grande importance pour la société et cruciale pour une culture de paix.

Sincèrement,

liste-signataires

Copie : Assemblée Constituante de la ville de Mexico

AJOUT LE 13 JANVIER 2017 : Les droits des animaux reconnus par la Constitution de Mexico

Le manifeste Animal Politique

Les 30 propositions de 26 organisations de protection animale

Communiqué de presse, 22 novembre 2016 – Dans la perspective des échéances électorales de 2017, vingt-six organisations de protection animale, dont la FLAC, se sont rassemblées au sein du Collectif AnimalPolitique, mutualisant ainsi et de manière totalement inédite dans leur histoire, leurs expertises et leurs expériences. L’objectif est clair : contribuer, à travers trente propositions concrètes, réalistes et immédiatement applicables, à imposer la question animale au cœur des préoccupations des politiques français.

Ces propositions, regroupées en six thématiques dans un Manifeste, sont destinées aux candidats à l’élection présidentielle et aux élections législatives pour qu’ils prennent position publiquement, et démontrent ainsi leur implication et leur intérêt pour une question qui ne doit plus rester le parent pauvre du débat citoyen. Le Collectif se mobilisera dans les semaines à venir pour que la cause animale soit incontournable dans le débat présidentiel.

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De l’engagement des politiques français dépend le sort de plusieurs milliards d’animaux utilisés pour leur chair, leur peau, leur pelage, leur plumage, pour l’expérimentation scientifique, l’enseignement, le divertissement, ou encore leur compagnie. La qualité du lien entre l’humain et l’animal est un des enjeux majeurs de nos sociétés et de notre pays. La tradition humaniste de notre pays doit s’étendre au respect de la vie animale.

Il est aujourd’hui du devoir de chaque acteur de la vie politique de s’engager pour améliorer rapidement et durablement les conditions d’existence des animaux.

Télécharger le manifeste en cliquant ici.

Le Collectif AnimalPolitique

Le collectif AnimalPolitique a été fondé par 26 organisations de protection animale suite à des rencontres organisées pour répondre au décalage entre la préoccupation croissante des citoyens pour les animaux et l’engagement insuffisant des politiques. Ces rencontres, qui ont aussi donné lieu à un colloque le 2 juin dernier, ont été initiées par les députées Laurence Abeille et Geneviève Gaillard, membres du groupe d’études sur la protection des animaux à l’Assemblée nationale.

Les membres du collectif sont : Alliance Anticorrida, Antidote Europe, ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages), Association Stéphane Lamart, C’est Assez !, CIWF France (Compassion In World Farming), CNSPA (Confédération Nationale des SPA de France – Défense de l’Animal), Code animal, CRAC Europe (Comité Radicalement Anti Corrida), FLAC (Fédération des Luttes pour l’Abolition des Corridas), Fondation Assistance aux Animaux, LFDA (La Fondation Droit Animal, éthique et sciences), Fondation Brigitte Bardot, Fondation 30 millions d’amis, FUDA, IFAW France (Fonds international pour la protection des animaux), L214, OABA (Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs), One Voice, PETA France (People for the Ethical Treatment of Animals), Pro Anima, Sea Shepherd, SNDA (Société Nationale pour la Défense des Animaux), la SPA (la Société Protectrice des Animaux), 269 Life France, WELFARM.