La FLAC à l’honneur dans le magazine de 30 Millions d’amis

Un superbe article écrit par Sophie Chaudey  a été publié le 13 février 2018 par Animaux-Online.com, le magazine de 30 Millions d’Amis. Il porte sur les recommandations de l’ONU vis à vis des mineurs de moins de 18 ans ainsi que sur les écoles taurines en France et il a été préparé sur la base d’une interview et de la lettre ouverte de la FLAC qui interpelle Robert Ménard sur les subventions de la ville de Béziers à son école taurine.

Un extrait : « L’impact symbolique de ces nouvelles recommandations de l’ONU est évident, s’agissant du pays où est né la tauromachie, l’Espagne, a réagi Roger Lahana, secrétaire de la Fédération des luttes pour l’abolition des corridas (FLAC) et président de l’association No Corrida. Reste à espérer que ce rapport aura un effet, ajoute-t-il. À l’heure actuelle, cela n’a été que très marginal, voire inexistant, dans les autres pays déjà concernés. Il n’empêche que ce désaveu officiel de la plus haute instance représentant la communauté internationale vis-à-vis de la tauromachie, en particulier à l’encontre de l’Espagne, est un pas de plus vers son abolition ».

L’article peut être lu dans son intégralité ici : L’ONU demande à l’Espagne d’interdire les corridas aux enfants.

Un grand merci à 30 Millions d’amis et à Sophie Chaudey pour cet article.

Corrida : tortures de bébés veaux par des adolescents

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a récemment révélé à ceux qui l’ignorent la réalité ignoble des becerradas. Un becerro, c’est un bébé veau, à peine capable de se tenir debout, aux mouvements mal coordonnés. Il est affolé dès le départ. Lors d’une becerrada – corrida avec un becerro – il va être transpercé par des banderilles qui le font hurler de douleur.

L’épée utilisée lors de l’estocade le traverse de part en part et ressort sous son ventre. Une situation qui est loin d’être rare, comme le prouvent des photos prises dans diverses arènes françaises, avec des veaux à peine plus âgés que celui montré dans la vidéo en question.

Malgré les coups de puntilla (poignard) qui, théoriquement, permettent de l’achever, on voit clairement sur les images qu’il est encore vivant lorsqu’il est enchaîné pour être traîné hors de l’arène. Les personnes qui le torturent jusqu’à la mort sont, de plus, maladroites et inexpérimentées. Très souvent, ce sont des mineurs. Vont-ils oser prétendre que cette séance de supplice interminable est un « combat noble » contre « un fauve » ?

Attention, images extrêmement choquantes.

Des photos prises dans des élevages confirment que des veaux tout aussi jeunes subissent des sévices insupportables, afin de permettre aux toreros à pied ou à cheval de parfaire leur entraînement.

En France, de telles pratiques existent, tout comme en Espagne. Non seulement cela est abominable pour les animaux concernés, mais de plus, elles sont imposées à des enfants inscrits par leurs parents dans des « écoles taurines ». Ces enfants y apprennent comment martyriser un bébé bovin suivant le rituel de la corrida, mais aussi à s’endurcir pour ne plus ressentir aucune émotion devant l’animal dont ils vont consciencieusement conduire l’agonie, jusqu’à la mort.

Ces écoles, il y en a sept dans le sud de la France : Nîmes, Arles, Béziers, Saint-Rémy-de-Provence, Cardet, Châteaurenard, Aire-sur-Adour. Elles recrutent dès l’âge de 9 ans et n’hésitent pas à mettre volontairement en danger les enfants qui vont faire face à des veaux, sacrifiés de façon horrible pour leurs entraînements ou lors de corridas publiques ou privées (appelées becerradas ou novilladas suivant l’âge des veaux).

Le Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU a clairement condamné l’exposition de mineurs à la cruauté des corridas, en s’adressant nominativement à la France ainsi qu’à plusieurs autres nations concernées. Notre pays, pourtant signataire de la Convention des Droits de l’Enfant, n’en a tenu aucun compte à ce jour.

Roger Lahana, secrétaire fédéral de la FLAC

Campagne d’information conjointe avec No Corrida

 

Impact des corridas sur les mineurs ! Par le docteur Jean-Paul RICHIER.

Nous portons à votre attention cet article du docteur Jean-Paul Richier, psychiatre et animateur du collectif PROTEC – PROTégeons les Enfants des Corridas, publié dans la revue de la Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences – LFDA.

Ce texte fait le point sur une question prioritaire à nos yeux, celle des enfants confrontés à la violence de la corrida. Une question on ne peut plus d’actualité pour toutes les personnes concernées par l’impact de cette violence sur les enfants, et notamment dans un pays comme la France où la corrida existe encore !

Cette problématique particulièrement délicate sera abordée prochainement lors d’une conférence-débat organisée par la FLAC à Béziers, le samedi 20 juin.

CorrMinLFDA

L’ONU prend de nouveau position contre la violence des corridas !

Après avoir émis une première recommandation à l’attention du Portugal, le comité en charge des droits de l’enfant à l’ONU vient de nouveau de dénoncer la présence – et bien sûr la participation – des enfants aux corridas.

Cette fois, c’est le cas de la Colombie qui a été traité. Parmi de trop nombreux problèmes liés à la violence et impliquant des enfants, la corrida a également été pointée du doigt par le comité de l’ONU, formé de 18 experts internationaux et notamment en charge de la vérification du respect de la CIDE (Convention Internationale des Droits de l’Enfant) par les états signataires.

La FLAC salue cette avancée, qui est un pas supplémentaire en direction de l’interdiction de la corrida aux enfants, ainsi que vers la fin des scandaleuses écoles taurines où l’on apprend à nos jeunes à maitriser les techniques permettant de supplicier et mettre à mort des animaux dans le cadre d’un spectacle !

Session après session, l’ONU va étudier le cas de tous les pays signataires, parmi lesquels plusieurs pays où sévit encore la corrida. Le tour de la France arrive prochainement. Il ne fait désormais plus aucun doute que la position de l’ONU ne fléchira pas sur cette question et que notre pays va se voir rappelé à l’ordre…

Les termes du comité sont clairs :

« La participation d’enfants et d’adolescents (garçons et filles) à des activités liées à la tauromachie constituait une violation grave des articles de la Convention relative aux droits de l’enfant. »

« Le Comité, en vue de l’interdiction éventuelle de la participation des enfants à la tauromachie, recommande à l’État partie de prendre des mesures législatives et administratives afin de protéger tous les enfants impliqués dans la formation et les spectacles de tauromachie, ainsi qu’en leur qualité de spectateurs. »

« Le Comité exhorte l’Etat partie à mettre en place des mesures de sensibilisation en rapport à la violence physique et mentale liée à la tauromachie et son impact sur les enfants ».

De plus en plus de professionnels tant psychiatres, psychologues ou spécialistes de l’enfance prennent également position pour dénoncer l’embrigadement des enfants par le milieu tauromachique et les effets néfastes de la corrida, ses traumatismes, sa violence que par la glorification de la brutalité et de la cruauté qu’elle offre en exemple aux plus jeunes.

Un collectif de psychiatres et psychologues réunissant plus de 100 professionnels s’est mis en place sous le nom de PROTEC (« PROTégeons les Enfants des Corridas »). Ce collectif a récemment interpellé le Président de la république sur ce sujet, et mène également une campagne visant à amener l’UNICEF à prendre position.

La première recommandation de l’ONU à destination du Portugal a également été relayée par le COFRADE (Conseil FRAnçais pour les Droits de l’Enfant), ainsi que par la Fédération Française des Psychologues et de Psychologie.

Récemment, un article de Joël Lequesne consacré à l’empathie chez l’enfant et à sa confrontation avec les violences exercées à l’encontre des animaux et notamment la corrida, a été publié et mis en avant sur le site de l’AFPEN, l’Association Française des Psychologues de l’Education Nationale.

La problématique de l’enfant confronté à la violence tauromachique est désormais incontournable. Et la prochaine conférence organisée par la FLAC à Béziers le 6 juin prochain, va porter le débat au cœur d’une des principales villes taurines !

Notre fédération s’est donnée pour mission de dénoncer la violence des arènes, qu’elle soit dirigée vers l’animal, vers l’homme ou vers l’enfant. D’autres actions sont déjà prévues et programmées en ce sens et nous vous tiendrons informés afin de leur donner le plus grand écho possible.

PHILAE : le regard dans les étoiles…

Philae-1.jpg 1Quelle plus belle image que le visage de la petite Philaé pour symboliser l’axe essentiel de notre Fédération :  la protection de l’enfance.

Cette petite fille de 4 ans, dont les parents sont de fervents adhérents de la FLAC, connut son petit moment de notoriété grâce à l’extraordinaire réussite spatiale du robot portant le même nom. Quelques médias s’en sont fait l’écho. A la grande fierté de ses parents qui lui inculquent le respect de ses semblables, de la nature et des animaux.

Nous rappelons que le siège de la FLAC est basée à Agde à … 23 km de Béziers.


protecToujours dans le domaine de l’enfance, TRES IMPORTANT !

Le collectif PROTEC a envoyé CETTE LETTRE à Mme Michèle Barzach et Mr Sébastien Lyon, présidente et directeur général d’UNICEF France, pour demander à cette association de prendre position sur l’accès et la participation des mineurs aux spectacles tauromachiques sanglants et cruels.

Il est capital que l’UNICEF France reçoive de très nombreux messages lui montrant que cette question tient au cœur de nombreux, de très nombreux citoyens français.

Surtout au moment où le lobby tauromachique (UVTF-ONCT ou FSTF) concocte de nouvelles manoeuvres pour racoler les enfants aux arènes.

Ecrivons donc à l’UNICEF France et à ses contacts presse.

Les internautes peuvent :

– recopier le message suivant (en indiquant si possible Prénom Nom Ville)

« Madame, Monsieur,

L’impact de la corrida sur les mineurs me préoccupe, et je demande donc instamment à UNICEF France de répondre favorablement à la lettre que lui a adressée le collectif PROTEC le 20 novembre 2014.

Avec mes sentiments les meilleurs »

– et l’envoyer à : UNICEF France <contact@unicef.fr> ; Carine Spinosi<cspinosi@unicef.fr> ; Maud Saheb <msaheb@unicef.fr> ;

et/ou par le formulaire  (en sélectionnant “Autre”, tout à la fin, dans le champ “Objet”).

Merci de faire circuler le plus largement possible, par mail, par Facebook, par Twitter…

La FLAC a créé un événement Facebook en soutien au PROTEC. N’hésitez pas à le partager au maximum.

Nous comptons sur vous !

Philae 2