La corrida à l’agonie !

Excellent article de la Fondation 30 Millions d’Amis, membre de la FLAC :
 http ://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/13441-la-corrida-a-lagonie

En effet, la corrida n’a jamais connu un tel déclin !  De l’aveu même des aficionados… Tous les voyants sont au rouge. Il n’y a plus que 10 départements qui organisent des corridas. Et tout récemment, après avoir posé une question au Garde des sceaux, le député Michel Larive vient de déposer une PPL demandant l’interdiction des moins de 14 ans dans les arènes lors de corridas. Voir la revue de presse.

Il faut savoir que Simone Veil, en 2011, s’était également prononcée publiquement contre la présence des enfants.  Désormais, lors d’expositions taurines itinérantes, de grandes villes telles Bordeaux et Béziers, compte tenu des photos violentes et sanguinaires placées à hauteur d’enfant, exigent que l’on mette des affichettes d’avertissement aux entrées.

Voir en particulier les articles consacrés à ce sujet dans 20 minutes et Rue 89.

Et certaines villes, comme Hagetmau, refusent la visite d’élèves à cette exposition.

Tout cela en conformité avec les dernières recommandations du Comité des droits de l’enfant de l’ONU qui demande d’éloigner les mineurs des corridas.

Heureusement, pour des raisons éthiques, de plus en plus de politiques prennent conscience de cette pratique cruelle d’un autre âge. Nous sommes là pour les aider…

Thierry Hély, Président de la FLAC

La FLAC à l’honneur dans le magazine de 30 Millions d’amis

Un superbe article écrit par Sophie Chaudey  a été publié le 13 février 2018 par Animaux-Online.com, le magazine de 30 Millions d’Amis. Il porte sur les recommandations de l’ONU vis à vis des mineurs de moins de 18 ans ainsi que sur les écoles taurines en France et il a été préparé sur la base d’une interview et de la lettre ouverte de la FLAC qui interpelle Robert Ménard sur les subventions de la ville de Béziers à son école taurine.

Un extrait : « L’impact symbolique de ces nouvelles recommandations de l’ONU est évident, s’agissant du pays où est né la tauromachie, l’Espagne, a réagi Roger Lahana, secrétaire de la Fédération des luttes pour l’abolition des corridas (FLAC) et président de l’association No Corrida. Reste à espérer que ce rapport aura un effet, ajoute-t-il. À l’heure actuelle, cela n’a été que très marginal, voire inexistant, dans les autres pays déjà concernés. Il n’empêche que ce désaveu officiel de la plus haute instance représentant la communauté internationale vis-à-vis de la tauromachie, en particulier à l’encontre de l’Espagne, est un pas de plus vers son abolition ».

L’article peut être lu dans son intégralité ici : L’ONU demande à l’Espagne d’interdire les corridas aux enfants.

Un grand merci à 30 Millions d’amis et à Sophie Chaudey pour cet article.

Attention les enfants, images sanglantes !

Après Béziers en 2017, Bordeaux, à la demande de la FLAC, impose une affichette d’avertissement à l’attention des enfants, à l’occasion d’une exposition taurine du 9 au 14 janvier 2018. Les médias s’en font l’écho. Il s’agit du musée itinérant “tauromachies universelles” initié par l’ONCT.  Notre Fédération en profite pour demander aux services culturels du maire, Alain Juppé, de disposer à notre tour d’une salle afin de révéler l’autre réalité de la corrida… Par exemple, contester, avec de grands préhistoriens, les affirmations fallacieuses selon lesquelles Lascaux, entre autres, serait le berceau de la tauromachie espagnole.

Dénoncer la présence des enfants confrontés aux atrocités des corridas et évoquer les grandes figures humanistes qui se sont érigées contre cette barbarie. Tout cela étayé par de la documentation rigoureuse : scientifique, littéraire et philosophique. Le tout agrémenté par des visuels grand format et percutants. Sans violence sanguinaire. Pas besoin d’affichettes… Contrairement à l’exposition de l’ONCT…  Et à notre grande et agréable surprise, dans la mesure où Bordeaux est la capitale de la Nouvelle Aquitaine, région la plus taurine de France, le chargé de la culture de la mairie de Bordeaux nous donne son accord ! Ce n’était pas gagné… La preuve, il y a quelques années, Dax nous avait refusé une salle pour une conférence de même nature…

Bientôt, à Bordeaux, en matière tauromachique, la liberté d’expression sera une réalité.

Encore merci à ses services culturels !

Thierry Hély, président de la FLAC

La SPA, membre de la FLAC, attaque la corrida en justice !

La SPA, par la voix de sa présidente Natacha Harry, a annoncé lors d’une conférence de presse tenue le 9 novembre dans la matinée son dépôt d’une plainte contre X pour « actes de cruauté envers les animaux » devant le tribunal correctionnel de Paris, visant les corridas qui se tiennent en France à longueur d’année.

La plainte a été déposée le 6 novembre “pour sévices graves causés par l’ensemble des actes caractérisant une corrida, de la mutilation du taureau à son exécution ». Cette offensive juridique menée par la SPA est conduite en partenariat étroit avec la FLAC, dont la SPA est par ailleurs membre.

On le sait, une exception à la loi dépénalise la tenue de corridas en raison de « tradition locale ininterrompue », une dénomination déjà attaquée en justice mais sans succès. Cette fois, les juristes de la SPA ont choisi un nouvel angle. L’alinéa 7 désigne la corrida sous le nom de « courses de taureaux » (traduction en français de “corridas de toros”). Or, dans une corrida, il n’y a pas de ligne de départ et de ligne d’arrivée entre lesquelles les taureaux se mettent à courir – ce qui est par exemple le cas des abrivados. De ce fait, en France, les corridas espagnoles ne devraient pas relever, dans les textes de loi, d’une dénomination qui ne les décrit en rien.

Si la SPA obtient gain de cause, les corridas ne seront plus couvertes par l’alinéa 7 et seront donc interdites pour « sévices graves et actes de cruauté envers des animaux » comme le spécifie l’article 521-1, sans que son alinéa 7 n’y change plus rien puisqu’il ne s’appliquera plus à ces pratiques barbares.

Roger Lahana, secrétaire fédéral de la FLAC

Robert Margé, rien ne va plus !

Le 7 août dernier, No Corrida révélait l’état financier pitoyable de la SAS du Plateau de Valras, société appartenant à Robert Margé et qui a en charge l’organisation des séances de torture programmées au sein des arènes de Béziers.

Nous avions alors souligné qu’il suffisait que le ministère des Finances exige le recouvrement de ne serait-ce qu’une partie des 700 000 euros qui lui restaient dus pour que ladite société se retrouve illico en cessation de paiement, qui aurait alors débouché sur une liquidation judiciaire.

Au secours Monsieur le Juge !

À la lecture de cet article, Robert Margé aurait-il mesuré le caractère plus que délicat de la situation dans laquelle se trouve sa société ? Toujours est-il que le 13 septembre dernier, il a saisi le Président du tribunal de commerce dont elle dépend afin de solliciter la mise en place d’une procédure de sauvegarde.

Il s’agit d’un dispositif où le dirigeant qui a pris conscience des difficultés financières de son entreprise fait reconnaître officiellement celles-ci par le tribunal de commerce, preuves à l’appui bien évidemment. Pas de souci de ce côté, l’endettement de la société de Robert Margé est un argument d’une probité exemplaire. L’accès à la procédure de sauvegarde a donc été accepté.

Et maintenant ?

La procédure de sauvegarde est une sorte de sursis accordé à une entreprise en très grande difficulté. Le principe est que s’ouvre une période d’observation, d’une durée maximale de 6 mois, renouvelable une fois. Durant cette période, toutes les dettes qui sont nées antérieurement sont « gelées », afin que l’entreprise se refasse une santé financière, si du moins son activité le lui permet.

À la fin de cette période, le tribunal analyse la situation de l’entreprise et décide alors :

  • qu’elle a réussi à retrouver un rythme de croisière lui permettant de poursuivre sereinement son activité (les dettes dont le paiement avait été suspendu redeviennent alors exigibles) ;
  • que sa situation ne s’est pas améliorée et qu’elle n’a aucune ou très peu de chances de le faire ; le redressement judiciaire ou la liquidation judiciaire sont alors la suite logique.

Bien qu’il n’y était pas contraint, le juge a estimé nécessaire de nommer un mandataire judiciaire. C’est dire le peu de confiance qu’il a placée dans les compétences et l’aptitude de Robert Margé pour gérer cette période d’observation.

Décision on ne peut plus logique : l’initiative de ce dirigeant tauromaniaque relève plus de la volonté de retarder au maximum le destin incontournable de sa société que de lui permettre de poursuivre son activité aux pertes abyssales.

Rendez-vous est pris pour le verdict.

David Joly
Trésorier de No Corrida, membre de la FLAC