L'animal torturé dans une arène souffre t'il ?

NON, répondent les amateurs de torture corridesque...

__________________

Le docteur Zaldivar, vétérinaire madrilène affirme
que, bien entendu, l'animal souffre et le démontre...

--------------

Préambule :

Ëvidemment, il ne viendrait à l'idée de quiconque, sauf aux amateurs de la torture corridesque, d'affirmer qu'un animal à qui l'on fait subir ce que l'on voit sur les photos ci-dessous ne souffre pas... et ce, grâce aux fameuses bêta-endorphines qui agiraient comme anesthésiant et empêcheraient le taureau de ressentir la douleur ! Peut-être même, en poussant un peu plus loin la réflexion, il se pourrait bien que certains d'entre eux y prennent du plaisir ! Les photos ci-dessous ne sont pas sélectionnées parmi les plus cruelles, non, elles sont l'image des 18 minutes sur les 20 que passe le taureau dans l'arène et de ce qu'il vit après sa sortie du toril..

Comme aime à le rappeler Simon Casas - le représentant des amateurs de la maltraitance animale dans les arènes auprès des médias et adepte du "Qui aime bien Châtie bien" - c'est parce qu'ils aiment le taureau que les "aficionados" aiment cette violence tauromachique qui est, in fine, aussi la fête du sang et de la mort... celle de l'animal bien sûr, qu'ils contemplent à distance en toute sécurité, depuis les gradins !  Assister passivement au martyre public d'un animal jusqu'à sa mort de cleui-ci est même pour certains un passe-temps jouissif paraît il !

Les armes utilisées lors de cet exercice sacrificiel sont représentées ci-dessous.

Chacune de ces armes a une fonction bien précise

La pique ou puya, est une arme dont l'ensemble a une hauteur de 10.5 cm pour un diamètre de base de 36 mm.

Son rôle est essentiel. Il est de diminuer considérablement le potentiel physique et psychologique de l’animal par une utilisation savante. Elle doit à la fois blesser profondemment et déclencher des hémorragies sans toutefois écourter le temps de vie de l'animal qui doit être d'environ 20 minutes.

Elle piquante, tranchante et contondante. Sa pointe pique comme celle d'une aiguille acérée et ses arêtes tranchent comme des rasoirs.(1)

Elle incise, tranche, dilacère et broie toutes les parties molles qui sont sur son trajet et elle provoque des hémorragies d'importance très variables selon les régions intéressées. (1)

Quant au croisillon d'arrêt, il lui arrive trop souvent de pénétrer dans la brèche ouverte par les éléments qui la précèdent et de rester coincé sous le cuir...
occasionnant des blessures jusqu'à plus de 20 cm de profondeur (1)

Banderilles : Harpons de 5 à 7 cm, chargées de réactiver sans cesse la douleur et destinées à rendre le taureau plus combatif après une phase de pique particulièrement éprouvante

lL’épée : Pour la mise à mort

Descabello : Épée spéciale pour sectionner la moelle épinière, utilisée lorsque le taureau n’arrive pas à mourir...

Le poignard ou puntilla : Pour le coup de grâce...

(1) Blessures et mort des taureaux de combat : Marc Roumengo
l

Rapport technique du Docteur Zaldivar

Le Docteur Zaldivar, vétérinaire à Madrid, démontre, comme l'on peut s'en douter aux vues des photos ci-dessus. qu'il est indéniable que le taureau souffre. Il explique de manière détaillée les contours de son étude et les conclusions qu'il a pu en tirer

L'étude est basée sur la détermination d'une série d'hormones:

1. ACTH: hormone sécrétée par l’hypophyse, précurseur de la production de cortisol.
2. Cortisol: hormone sécrétée par les glandes surrénales.
3. Bêta-endorphines: hormones sécrétées à différents endroits de l'organisme.
L’étude se réfère par ailleurs à deux autres hormones, l'adrénaline et la noradrénaline, dont il ne sera pas fait état ici.

L'étude porte sur l'analyse decertaines caractéristiques hormonales chez différents groupes de taureaux, ainsi répartis:
1- Taureaux n’ayant subi que le transport en camion.
2- Taureaux entrés dans l’arène, puis renvoyés au corral7 en raison d’un problème physique quel qu’il soit, sans être passés par aucune des suertes décrites.
3- Taureaux ayant subi les piques avant d’être renvoyés au corral.
4- Taureaux ayant subi les piques et les banderilles avant d’être renvoyés au corral.
5- Taureaux étant passés par toutes les suertes de la corrida et, par conséquent, morts dans
l’arène.

Lire le rapport du Docteur Zaldivar...