Sommet International Anti corrida
de Bruxelles des 4 et 5 juin 2008

Le sommet international contre la corrida organisé à Bruxelles par le CAS Hollande (Comité Anti Stierenvechten=comité anti-corrida), et les associations des différents pays concernés pas la tauromachie espagnole et portugaise qui luttent pour l'abolition des corridas, a eu lieu les 4 et 5 juin

Concernant la France, l'organisation a été confiée à la FLAC et au CRAC. Ce deuxième sommet fait suite à celui de 2007 organisé à Lisbonne.

Ce sommet de Bruxelles à donc réuni les associations de France, comme la FLAC, le CRAC et l’Alliance Anti-corrida, mais aussi les associations d’Espagne, du Portugal et d’Amérique Latine, soit au total 25 associations qui luttent pour l’abolition des corridas dans leur pays respectif. Le but de ce sommet étant de mettre en place des actions coordonnées et donner une cohésion au mouvement abolitionniste, car le lobby taurin cherche partout et par tous les moyens de s’étendre et d'exporter sa «tradition» de torture animale.

Dans l’après midi du 4 juin, un séminaire était organisé au Parlement Européen, séminaire animé par Caroline Lucas, député européenne anglaise, et auquel participaient:

  • José Enrique Zaldívar, vétérinaire espagnol qui conteste la validité de l'étude faite par le professeur Illero porte-parole du lobby taurin.
  • Rául Roméva, membre du Parlement Européen - Politique et des taureaux
  • Jennifer Berengueras, écologiste, qui a contesté les arguments du lobby taurin disant que le taureau est un élément indispensable à l'équilibre des éco-systèmes
  • Claude Turmes, député Verts luxembougeois - Politique et des taureaux
  • Jordi Portabella, Conseiller municipal de la Barcelone, a démontré que la popularité de la corrida en Espagne était en chute libre, Selon un sondage Gallup 2006, seuls 7% de la population espagnole se disent fans de corridas
  • Carl Schlyter, député européen suédois (Verts), proposera une nouvelle loi visant à demander l'arrêt des subventions européennes aux éleveurs de taureaux de corridas
  • David Hammerstein, député européen espagnol (Verts)

Les participants ont démontés les arguments du lobby taurin, remettant en cause les idées reçues, à savoir :

  • le poids économique important des corridas - celles-ci ne perdurent que parce qu’elles sont toutes financées par des aides publiques que ce soit en France, en Espagne et partout ailleurs. Chaque année l'Espagne suventionne à hauteur de 550 millions d'euros le secteur taurin, 550 millions issus de la poche du contribuable. A cela s'ajoutent les subventions européennes : 220 euros par an et par animal.
    Conclusion : Le secteur de la tauromachie est un secteur moribond qui ne vit qu'avec les aides et subventions publiques. Sans ces subventions, les corridas n'existeraient plus.
  • Les taureaux ne sont pas les gardiens de l’environnement et des écosystèmes, loin s’en faut. Jennifer Berengueras a démontré que les taureaux de corrida n’étaient pas les garants de la biodiversité et l'arrët des corridas n'affecterait en rien la biodiversité.
  • Comme l’a démontré Enrique Zaldívar, Les taureaux souffrent réellement pendant une corrida.Il a démonté points par points les arguments développés par le professeur Illero, disant que le taureau, pendant la corrida, ne souffrait pas, et a montré que ces arguments étaient une mystification.

A la suite du séminaire, un rassemblement a été organisé devant le Parlement Européen, place de Luxembourg pour montrer la détermination de tous ceux qui luttent pour une Europe sans corrida.

Simultanément à ce sommet, le lobby taurin organisait une une grande exposition dont le but était de donner une image positive de la tauromachie et pour cela a dépensé 350.000 euros en deux jours pour cette organisation.

Le monde de la tauromachie qui se repaît de la mort et de la souffrance d'animaux martyres cherche de nouveaux débouchés et veut séduire l'Europe du Nord.

Les pays du Sud commencent à avoir honte des pratiques sadiques de cette "tradition" arriérée et veulent une Europe sans corrida

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